Histoire coloniale et postcoloniale

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Gaston Revel, instituteur communiste en Algérie (1936-1965)

dimanche 16 juin 2013, par nf

Né en 1915 dans l’Aude, Gaston Revel entre en 1936 dans l’École Normale d’Alger, où l’on est censé lui apprendre à « éduquer l’indigène ».
De 1940 à 1955, il enseigne, d’abord dans le bled – à Aïn-Tabia, un des douars de la commune mixte de Collo dans le Nord Constantinois – où il découvre la misère, puis à Bougie (Bejaïa). De ces années d’enseignement au plus près des populations, qu’il aime et respecte sans réserve, il a laissé un témoignage fort et très engagé, beaucoup de lettres, de carnets, d’articles de presse et de photographies.
En 1945, à Bougie, il s’engage au Parti Communiste Algérien : en 1953, il se présente aux élections municipales dans le second collège, réservé aux Algériens et il siège à leurs côtés. Il est expulsé d’Algérie en 1955. Il y revient après l’indépendance, et reprend son métier d’enseignant. En 1965 il rentre définitivement en France – il décède en 2001.

Ces textes, présentés et annotés par Alexis Sempé, permettent de percevoir ces années algériennes de l’intérieur, à travers l’engagement et les combats d’un instituteur de la République, adversaire résolu de la colonisation. Gaston Revel était également photographe amateur ; le livre est donc très largement illustré : près de 250 photographies jalonnent un parcours de trente ans.

[Mis en ligne le 21 mai 2013, mis à jour le 16 juin]


Un instituteur communiste en Algérie. L’engagement et le combat (1936-1965)
Carnets, correspondance, discours et photographies de Gaston Revel.
Présentation et notes d’Alexis Sempé, éd. La Louve, 464 p., 27 euros.


Classe de Cours préparatoire 1ère année (1954-1955).

Le chapitre 8 du livre (pages 189 à 196) :

L’INSTITUTEUR DE BOUGIE

Les conditions d’enseignement à Bougie ne sont pas exactement les mêmes que celles rencontrées à Aïn-Tabia. Cependant, de gros problèmes subsistent. Nous avons vu qu’à Aïn-Tabia une faible proportion d’enfants était scolarisée. Ce constat est valable pour toute l’Algérie avec des nuances selon les régions. En 1944, plus de 90 % des enfants européens contre 8,8 % d’enfants musulmans sont scolarisés. Le déséquilibre est immense [1].

Cependant, 1944 est une année charnière dans l’histoire de la scolarisation. En effet, le décret du 27 novembre 1944 rend l’enseignement obligatoire pour tous les enfants sans distinction. Jusque-là, la scolarisation des Algériens musulmans s’était faite lentement et irrégulièrement. Ce décret lance le « Plan de scolarisation totale de la jeunesse musulmane en Algérie », qui doit s’étaler sur vingt ans. 20.000 classes doivent être ouvertes avant 1965 afin d’accueillir un million d’enfants.

La scolarisation des enfants musulmans est plus ou moins faible selon les endroits. En observant une carte réalisée à partir des chiffres de la carte scolaire de l’Algérie d’octobre 1951, on constate que la proportion des enfants musulmans scolarisés dans l’arrondissement de Bougie est de 12 à 15 %. Ces chiffres, comparés à ceux des autres arrondissements algériens, sont dans la moyenne. Cependant, l’inégalité fondamentale dans l’accession à l’instruction entre le milieu urbain et rural demeure. « Si le jeune paysan ou le petit berger qui naît dans les communes mixtes a très peu de chance d’aller à l’école, tel n’est pas le sort de son camarade citadin [2]. » Nous n’avons pas de chiffres précis pour Bougie mais d’après les résultats d’autres villes comme Alger ou Constantine, nous pouvons supposer qu’entre 1945 et 1955, au moins la moitié des enfants musulmans sont scolarisés, laissant cependant encore une grande partie des jeunes en dehors du système scolaire.

Nous devons aussi souligner qu’en 1945 l’enseignement européen et musulman sont toujours strictement séparés. La persistance de cette séparation est pourtant en contradiction avec l’égalité des droits récemment accordée. De 1946 à 1949, on assiste peu à peu à la fusion des deux enseignements, traduisant ainsi la victoire de la tendance assimilatrice. On peut percevoir ce mouvement en observant les élèves de Gaston Revel puisqu’il a quelques élèves européens dans sa classe. Néanmoins, malgré la fusion des enseignements et la décision de scolarisation totale en Algérie, l’exemple de Bougie montre que d’importants problèmes demeurent dans le système scolaire.

Nous ne connaissons pas le nombre de classes que possède l’école Ammour Abdelkader [3] en 1945 mais nous pouvons dire qu’en 1955, elle est la plus grande de la ville avec 21 classes [4]. Elle est située dans un quartier populaire.

Le 19 décembre 1945, Gaston Revel est pour la première fois inspecté. Sa classe est composée de 58 élèves. Ce jour-là, on ne compte que trois absents. L’inspecteur primaire qui assiste au déroulement de la journée constate que Gaston Revel est un bon enseignant : « Monsieur Revel est calme, patient, il aime son métier et ses élèves. La discipline est satisfaisante. Les progrès sont sensibles. » [5]

Très pointilleux, Revel prépare sa classe de manière sérieuse et régulière. Ce travail appliqué et efficace ne fait que se confirmer au fil des années. C’est ainsi que le 21 janvier 1949, au cours d’une seconde inspection, l’inspecteur primaire remarque que « monsieur Revel conduit son petit monde avec méthode et discipline. Le maître sait intéresser ses élèves et retenir leur attention. Les résultats constatés dénotent un travail intelligent et régulier. » [6] Fort de son expérience, Gaston Revel reçoit même, en janvier 1952, les compliments de l’Inspecteur d’académie.
Les trois rapports d’inspection prouvent le sérieux de son travail. Il ne faut pas négliger ce point, puisque cela a pu favoriser les contacts ainsi que sa popularité auprès des familles musulmanes de Bougie. Comme à Aïn-Tabia mais dans des conditions différentes, l’instituteur jouit en ville d’une place particulière.

Gaston Revel est avant tout à Bougie en tant qu’instituteur. Il est très motivé par son métier qui lui procure bien des satisfactions. Ses préparations sont minutieusement élaborées et adaptées à chaque élève. Il se dévoue afin de les aider à progresser. Les familles qui ont pu mettre leurs enfants à l’école les encouragent à réussir. Nous sommes loin des débuts de la scolarisation en Algérie où le système scolaire imposé en 1883 fut d’abord refusé par la population indigène. « Il faut attendre 1920-1922 pour que la résistance passive de la société algérienne se transforme en demande, puis en revendication de l’instruction française. » [7] L’absentéisme dans la classe de Revel est faible. En effet, les enfants, encouragés par leur famille, la fréquentent de manière régulière. Il est vrai que même si l’École française constitue une violence dans les domaines essentiels pour la culture maghrébine que sont la langue et la religion, elle est aussi un moyen de s’élever et de sortir du misérable lot commun. Il faut ajouter à cela que l’instituteur joue un rôle ambivalent. De par son enseignement, il participe à l’assimilation culturelle des Algériens à la République française et donc à la dépersonnalisation nationale, mais il est aussi, en même temps, un éveilleur d’esprit. « De façon souvent involontaire, les instituteurs ont contribué à l’éveil du sentiment national, de révolte, et à la conviction qu’un jour les choses pourraient changer. » [8] Les nationalistes algériens sont d’ailleurs passés par l’École française qui leur a ouvert les yeux sur leur situation. Les leçons sur la Révolution française semble les avoir particulièrement marqués.

Gaston Revel a bien conscience de l’ambivalence de sa fonction, mais il est tenu de respecter les programmes scolaires. Les enfants qui vont passer le certificat doivent connaître l’Histoire de France, les départements français, etc. Cela ne l’empêche pas de faire des cours à sa manière. En plus du programme, il donne à ses élèves quelques repères culturels sur l’Algérie. Il constate « qu’en dépit des efforts méritoires de certains enseignants, en marge des instructions officielles, la culture musulmane est encore systématiquement ignorée et étouffée » [9].

Il est probable que l’immense majorité des familles lui est reconnaissante de son dévouement. Il a obligatoirement des rencontres régulières avec les parents afin d’aborder d’éventuel- les difficultés. Ce contact direct avec chaque famille lui permet peut-être d’évoquer et de condamner la condition des musul- mans en Algérie. Son ami et camarade Ali Boulahrouz se sou- vient qu’ « à son passage dans la ville, les parents interpellaient Gaston Revel avec plaisir et respect, le plus souvent pour seulement lui serrer la main et le remercier » [10].

Précisons que le problème de la barrière linguistique ne se pose pas dans les mêmes termes qu’à Aïn-Tabia. En milieu urbain, grâce à la scolarisation, l’immigration, et aussi par les contacts quotidiens avec les Européens, de nombreux habitants maîtrisent le français. Revel ne devait donc pas avoir trop de mal à se faire comprendre. Dans quelques cas, il a pu cependant faire appel pour la traduction à un collègue d’origine kabyle ou arabe, et même à des enfants.

Avec une cinquantaine d’élèves dans sa classe chaque année, il connaît donc de nombreuses familles à Bougie. De 1945 à 1955, il semble avoir profondément marqué les élèves et les parents. Il est « l’instituteur ». De plus, comme à Aïn-Tabia, il vit mal la pauvreté des musulmans. Sa générosité le pousse à les aider. Ali Boulahrouz remarque qu’ « il lui arrivait de dépenser une partie de sa mensualité pour aider autrui dans l’achat de cahiers, livres ou tout autre chose, même des effets vestimentaires » [11].

Revel déplore le peu de moyens que l’administration, malgré le « plan de scolarisation totale », consacre à l’enseignement des musulmans. Il constate, face à « l’immense soif d’apprendre des populations, l’immense volonté de l’autorité coloniale de freiner l’implantation d’écoles ». Il en conclut ironiquement que « pour exploiter les gens, inutile n’est-ce pas de les instruire, sinon pour former quelques pointeurs ou quelques cadres subalternes » [12]. Il semble, en effet, que très tôt la scolarisation des indigènes ait rencontré l’opposition des colons lesquels prétendent que les écoles coûtent cher et qu’elles forment surtout des déclassés et des mécontents [13].

Afin de lutter contre cette situation, l’Union locale des syndicats CGT de Bougie, regroupant différentes branches d’activités, lance à partir de janvier 1947 une campagne contre l’ignorance. Des cours du soir en français sont organisés à l’intention des travailleurs. Plusieurs enseignants, parmi lesquels Gaston Revel, répondent à l’invitation. Cependant, ce dernier n’est pas investi d’une responsabilité particulière, il n’est qu’un membre
du collectif. En plus de son métier d’instituteur, il assure donc dorénavant quelques cours du soir. Le 20 avril 1947, la salle de cours remise par le comité des Médrasas de Bougie est inaugurée [14]. L’Union locale des syndicats confédérés de Bougie est très active, et rapidement, Gaston Revel s’investit pleinement dans ses luttes, ainsi que dans celles du parti communiste algérien (PCA).

Inauguration du cours du soir CGT à la Médrasa. Avril 1947.

Le Pied-Rouge

Militant et combattant pour son idéal de justice, un instituteur de la République témoigne.

par Anne-Marie Mitchell, La Marseillaise du 2 juin 2013 [15]


Diplômé en histoire de Toulouse-Le Mirail, Alexis Sempé soutint, en 2002, un mémoire de maîtrise, rédigé en hommage à Gaston Revel, né dans l’Aude en 1915. Grace à La Louve, maison d’édition installée à Cahors, le recueil de ses travaux arrive, aujourd’hui, à publication, sous le titre Un militant communiste en Algérie (préfacé par Jacques Cantier). Ouvrage-source , par lequel nous suivons un instituteur de sa jeunesse audoise, passée au sein de la moyenne paysannerie, à son retour définitif à Carcassonne ; et qui rassemble les carnets, la correspondance (privée et officielle), les discours et les photographies (certaines sont des documents exceptionnels) Revel entré en 36 à l’Ecole Normale d’Alger – établissement d’enseignement supérieur censé lui apprendre à « éduquer l’indigène ». Année où il commence à s’intéresser à la politique, intéressé par le Front Populaire et l’anarchisme espagnol.

C’est lors de sa première affectation dans un village du Nord constantinois qu’il découvre une Algérie misérable. Découverte qui fera de lui « un témoin pour l’histoire », un observateur solitaire mais attentif à la pauvreté , malgré son sentiment d’impuissance face à l’oppression coloniale. Nommé en 1942 à Bougie, ville portuaire située à moins de 200 km à l’est d’Alger, Revel note que la misère y est moindre. Mais il devra attendre quelques années de plus avant de pouvoir continuer à enseigner car il est mobilisé.

La guerre terminée, il entre au PCA (Parti Communiste Algérien) qui va s’intégrer, de plus en plus, dans le mouvement national et prendre en compte les problèmes des musulmans, et sur la carte duquel figurent deux langues : l’arabe et le français. Adhère de même à la CGT – pendant les réunions de laquelle, les autochtones apprennent à défendre leurs droits. Et reprend bien entendu, son poste à l’école primaire de Bougie.

Comme le note Alexis Sempé, « l’instituteur joue un rôle ambivalent. De par son enseignement, il participe à l’assimilation culturelle des Algériens à la République française et donc à la dépersonnalisation nationale, mais il est aussi, en même temps, un éveilleur d’esprit à la révolte, à la conviction qu’un jour les choses pourraient changer. »

Revel, d’ailleurs, donnera à ses élèves, en marge des instructions officielles, des repères culturels sur l’Algérie. Dans les années cinquante, il devient correspondant pour le journal Alger républicain, apparenté à la gauche anticolonialiste française, et dont les articles sont souvent lus en groupe et traduits par une personne « ayant fréquenté l’école ». Articles pouvant traiter « de problèmes particuliers (tracasseries politiques contre les petits vendeurs de légumes) mais aussi de problèmes essentiels comme le chômage, l’habitat (bidonvilles), la scolarisation ou le trucage des élections. »

Les derniers chapitres concernent le début de la Guerre d’Algérie (1954 -1955), la Guerre d’Algérie en France 1955-1962), le retour de Revel en Algérie après l’indépendance (1962-1965), le souvenir de l’Algérie de 1965 à 2001, l’année de sa mort.
Un livre à mettre entre les mains de tous les passionnés de l’Histoire et de tous les lecteurs impatients de découvrir un instituteur hors du commun.

Gaston Revel et la mémoire du Parti communiste algérien

par Alain Ruscio, Historien, L’Humanité du 14 juin 2013


Il y a, dans la Mémoire et dans l’Histoire, des oubliés. Ainsi, l’ensemble de l’histoire du Parti communiste algérien reste à découvrir, même si l’action d’Henri Alleg est connue, si celle de William Sportisse, auteur d’un récent ouvrage, va bientôt l’être, espérons-le, même si l’épopée d’Alger Républicain a suscité des travaux. Un ouvrage récent, qui porte lui aussi sur une biographie, mais qui dépasse largement ce genre, peut y aider. L’auteur, un jeune chercheur, Alexis Sempé, s’est intéressé – le mot est faible – pour un parcours original, celui de Gaston Revel, né en métropole, devenu instituteur en Algérie, à l’époque du Front populaire. Après une période de tâtonnements politiques (il est un temps tenté par la démagogie de la « Révolution nationale »), Revel choisit l’engagement communiste. La raison de ce choix ? Il suffit d’ouvrir les yeux pour voir : la misère du peuple algérien est là, présente à chaque détail de la vie quotidienne. Ainsi de ces frères qui venaient en classe « un jour sur deux parce qu’ils n’avaient qu’une seule chemise et un seul pantalon ». Le PCA est alors le seul qui offre la possibilité d’agir en collaboration fraternelle avec ces exploités, les Algériens colonisés. Gaston Revel s’y engage sans réticences. Il sera à ce titre le principal acteur d’une expérience originale, peut-être unique dans l’histoire de l’Algérie : en 1953, il est élu, à Bougie, aujourd’hui Béjaia, dans le collège « indigène » (il y avait alors, « démocratie » coloniale oblige, une cloison entre les électeurs européens et les autres, les parias).

Outre son activité spécifiquement communiste, il milite à la CGT (elle aussi composée d’Européens et d’Algériens), il diffuse Alger Républicain… Les pages qu’Alexis Sempé consacre à la description de la vie quotidienne d’un militant européen au sein de la population laborieuse algérienne sont particulièrement émouvantes et riches d’enseignement. On y distingue, en filigrane, ce qu’aurait pu être une société algérienne non communautariste. Mais justement, le problème est là : cela aurait pu être, cela n’a pas été. La barrière coloniale d’une part, la force d’un certain nationalisme excluant la communauté européenne, a fortiori communiste, de l’autre, ont fait échouer ce projet.

S’y ajoutent la toujours douloureuse constatation que l’attitude du PCA, à un moment clé, les massacres du printemps 1945, avait creusé un fossé profond entre les communistes et les autres patriotes algériens. En 1954, quand éclate la guerre de libération, les plaies ne sont pas refermées.

Ce qui n’empêche pas Gaston Revel et ses camarades, une fois la surprise et les premiers doutes – qu’Alexis Sempé décrit fort bien – passés, de s’engager dans la lutte de libération. Mais la répression coloniale l’empêchera d’y participer pleinement, du moins sur le sol algérien : il est expulsé dès 1955.

L’ouvrage d’Alexis Sempé mêle ainsi, de façon inextricable, la grandeur du projet communiste algérien, les causes de ses limites. Pour finir, un vrai regard d’historien – ce qui n’exclut pas l’admiration fraternelle – sur une expérience sans doute unique de l’histoire coloniale, tous pays confondus, celle du Parti communiste algérien.


[Note ajoutée le 28 janvier 2014] – À signaler deux autres comptes-rendus de cet ouvrage. Celui de Stève Bessac est publié sur Mediapart : http://blogs.mediapart.fr/edition/l.... L’historien Guy Pervillé conclut le sien en soulignant « l’intérêt considérable du travail d’Alexis Sempé, qui mérite d’être lu et médité » : http://guy.perville.free.fr/spip/ar....


[1L’amicale des anciens instituteurs et instructeurs d’Algérie et le cercle algérianiste, 1830- 1962 des enseignants d’Algérie se souviennent..., op. cit., p. 57.

[2Études du secrétariat d’Alger, L’Algérie et sa jeunesse, Alger, Éditions du secrétariat social d’Alger, 1957, p. 54.

[3Ammour Abdelkader a combattu pour la France au cours de la Première Guerre mondiale.

[4Paul Le Cannelier, « Regards sur Bougie », Journal d’Alger, 19 février 1955.

[5Rapport d’inspection du 19 décembre 1945.

[6Rapport d’inspection du 21 janvier 1949.

[7Colonna (Fanny), Instituteurs algériens 1883-1939..., op. cit., p. 26.

[8Entretien avec Henri Alleg, 23 novembre 2001.

[9Revel (Gaston), Le colonialisme témoin à charge..., op. cit., p. 17.

[10Questionnaire Ali Boulahrouz, 20 mai 2002.

[11Ibid.

[12Revel (Gaston), Alger républicain à Bougie et en Petite-Kabylie... , op. cit., p. 20.

[13Colonna (Fanny), Instituteurs algériens 1883-1939..., op. cit., p. 38.

[14Articles non signés, « La lutte contre l’ignorance », Alger républicain, le 10 mars 1947 et le 30 avril 1947.

[15Repris dans Alger républicain le 5 juin 2013.