Guadeloupe : les séquelles de l’esclavage


article de la rubrique histoire et colonies > poussières d’Empire
date de publication : dimanche 17 septembre 2006


Silence, oubli, les Guadeloupéens ont volontairement gommé de leur mémoire deux siècles d’avanies. Pourtant, des traces demeurent, dans les sensibilités, plus que dans les pierres [1].

par Benoît Hopquin, Le Monde du 16 août 2006.

Couchée sur l’Atlantique, Marie-Galante rêve. Elle regarde sans vraiment les voir les touristes diaphanes qui débarquent sur le port de Grand-Bourg. Ils ont fait une heure de bateau depuis Pointe-à-Pitre pour se coller à son sable chaud et manger du poisson avec les doigts. Ils effleureront paresseusement cette île puis s’en iront, la peau hâlée, une bouteille de rhum sous le bras.

Combien sauront que ce coin de paradis fut un enfer, une prison aux barreaux bleus comme la mer ? Marie-Galante, au recensement de 1790 : 11 500 habitants dont 9 400 esclaves. Difficile de se douter du drame quand il est occulté par les gens eux-mêmes. Une chape a été posée sur deux siècles d’avanies durant lesquels des hommes furent juridiquement ravalés au rang de "biens meubles."

Si Marie-Galante somnole, traînasse, c’est peut-être qu’elle s’est trop échinée naguère. Mais elle ne le dira pas, murée dans son secret. Du triste passé ne restent donc que des signes sous-jacents. Cette manière de traverser la vie comme un songe, l’esprit en fuite, héritage d’un temps où il n’y avait rien à espérer de la réalité. Cette conviction dans les destinées occultes, car comment douter de l’existence de forces malignes quand on a été arraché à son continent, jeté à fond de cale et condamné à la servitude héréditaire ?

Le malheur n’a finalement pas été éternel. L’esclavage a été aboli en 1848, à l’initiative notamment de Victor. Par une dernière insanité, les propriétaires ont été indemnisés. Les affranchis n’ont reçu, pour solde de tout compte, qu’un nom de famille. Depuis, les archives administratives, les arbres généalogiques butent obstinément sur cette date, comme s’il n’existait pas d’antécédents familiaux. Paradoxalement, victimes et bourreaux se sont accordés sur ce point. L’escroquerie intellectuelle aura couru près d’un siècle et demi.

L’HABITATION MURAT

«  Les Marie-Galantais ont oublié leur histoire. Ils ne veulent toujours pas entendre parler de ce qui s’est passé avant. » Pierre Cafournet, 52 ans, enrage de cette amnésie collective. Il se souvient comme d’un bienfaiteur de ce professeur de collège qui avait brisé le tabou et su exciter sa curiosité. L’élève a voulu en savoir plus, sans se douter que ce serait la quête d’une vie. Depuis ses 20 ans, l’autodidacte ne cesse de sonder les entrailles nauséeuses de l’Histoire. Devenu conservateur adjoint de l’habitation Murat, il témoigne aujourd’hui auprès des visiteurs qui s’aventurent dans l’allée ombragée, trompeusement paradisiaque, qui conduit à cette demeure.

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L’atelier sucrier de l’habitation Murat, à Marie-Galante.

Surplombant la mer, à la sortie de Grand-Bourg, l’habitation Murat est l’un des derniers témoins à peu près présentables de l’époque esclavagiste dans toute la Guadeloupe. Quelques investisseurs privés, puis le conseil général ont restauré la maison du propriétaire et le moulin, tiré de la végétation quelques murs, la cheminée de l’ancien atelier où était raffiné le sucre. Ont été également reconstituées, à l’arrière, trois cases, répliques des réduits misérables où l’on entassait le « bois d’ébène ».

Mais, là aussi, il faut combler le vide et plus encore le silence. Pierre Cafournet, depuis vingt ans qu’il fréquente ce lieu, a repeuplé d’ombres son musée, animé les pierres mortes des vies de labeur qu’elles enfermaient. Il les voit, ces fantômes dépenaillés, hommes, femmes, enfants, « pov’ neg » trimant du soir au matin, et parfois même la nuit au pic de la récolte. Il raconte les mains qui s’esquintent sur les tiges coupantes comme le rasoir, le moulin qui broie la canne et parfois le bras de celui qui l’enfourne. Il décrit les feux d’enfer qu’on alimente sans cesse sous les immenses bassines où s’extrait le sucre au prix du sang des êtres. «  A quarante ans, un homme était bon pour la casse s’il n’était pas devenu invalide avant. »

Et puis il y a le maître, Dominique Murat, vieillard entouré de ses enfants, de ses chiens et de ses esclaves, piteux despote au soir de sa vie. Venu de Capbreton, le Gascon débarque à Marie-Galante en 1770, à 27 ans. Notaire roué, il profite de la Révolution et de la confiscation des biens nationaux pour s’établir d’abord dans le café. En 1807, à l’époque de l’occupation anglaise, il s’approprie un large domaine sucrier et ses 108 serviteurs. Ce Rastignac des Tropiques se coule sans état d’âme dans le modèle esclavagiste pour faire prospérer une exploitation qui compte bientôt plus de 300 asservis. Fier de sa réussite, il fait construire une demeure cossue de style bordelais, pompeusement baptisée « château ».

«  L’habitation était un monde autonome », explique Pierre Cafournet. Plus petite que les plantations du sud des Etats-Unis, elle vit largement repliée sur elle-même. Son organisation répond à une stricte hiérarchie. En haut, tout en haut, le maître donc, exploitant, insultant, battant, mutilant, coupant les jarrets ou les oreilles des fuyards qu’il rattrape. Si puissant et en même temps si vulnérable, tenaillé par la crainte d’être empoisonné ou victime d’un sort, redoutant les « quimboiseurs », « jan gagé » et autres experts en plantes ou en maléfices.

Puis les « esclaves domestiques », employés de maison à sa dévotion, souvent des mulâtres ou des mulâtresses. Au-dessous, les « nègres à talent », ouvriers qualifiés que leur savoir distingue. Tout en bas de l’échelle, les « esclaves de jardin », bêtes de somme employées aux champs ou à l’atelier, dirigées par un « commandeur », petit blanc ou favori noir. Chaque catégorie a sa valeur marchande, dûment répertoriée dans les actes de vente de l’époque.

Le paillard Murat engrosse à l’occasion quelques esclaves. Il use de la contrainte mais pas seulement. «  Certaines femmes acceptent cette relation avec l’espoir d’offrir un meilleur avenir à leurs enfants », explique Pierre Cafournet. Le maître donnera leur liberté et même son nom à certains de ces métis, comme Modeste Murat, qui deviendra caporal dans l’armée et se mariera avec une Blanche. Pour les esclaves, l’idée d’une "promotion" sociale n’était donc pas exclue, manière perverse de les tenir en laisse. Après leur affranchissement, certains « libres de couleur » n’ont-ils pas acheté à leur tour des esclaves, preuve que l’asservissement était autant dans les têtes que sur les corps ?

« L’habitation sucrière est le point de départ de la culture et de l’organisation sociale antillaises. Elle a fondé notre langue créole et le reste de notre identité. Cette période a marqué notre inconscient et façonné notre mentalité », insiste Pierre Cafournet, furieux que les siens s’intéressent si peu encore à cette matrice originelle. «  C’est là une forme de pathologie sociale », s’emporte-t-il.

« NOS ANCÊTRES LES GAULOIS »

On quitte Marie-Galante sur cette saine colère et un dernier coucher de soleil sur les flamboyants de l’habitation Murat. On revient en Guadeloupe, à la recherche de nouveaux indices. L’île comptait, avant la Révolution, 90 000 esclaves sur 100 000 âmes. Elles ont bien dû laisser quelques traces, ces multitudes. Mais, là encore, la grande misère mémorielle est criante.

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Les « marches des esclaves » à Petit-Canal.

A Petit-Canal, il y a bien les « marches des esclaves ». Cet escalier conduisait au marché où, chaque dimanche, l’arrivage tout droit sorti des cales des bateaux était vendu aux propriétaires terriens. A Pointe-à-Pitre se visite également le musée Schoelcher, qui apporte de précieux points de repère. C’est bien peu, malgré tout.

L’oubli est presque total après 1848, souhaité par une population obsédée par son avenir et savamment entretenu par le pouvoir colonial. Le gwo-ka, la musique des esclaves, est ainsi interdit jusqu’en 1960. Les instituteurs de « Maman France » font du détournement d’identité à grands coups de « nos ancêtres les Gaulois ».

Les prêches des communistes et les appels désespérés de quelques écrivains ou historiens sonnent largement dans le vide. Même les inoubliables vers du Martiniquais Aimé Césaire, ces suppliques sur « l’homme-famine, l’homme-insulte, l’homme-torture  »ne suffisent pas à secouer cette torpeur.

BÉKÉS

Les anciens maîtres tournent la page avec désinvolture. « Pour eux, l’esclavage est un fait historique. Ils le ressentent avec recul, n’en éprouvent aucune culpabilité », explique Henri Petitjean-Roget.

Descendant d’une famille de « Békés », les grands propriétaires blancs de Martinique, l’homme a rompu avec son milieu et émigré en Guadeloupe il y a vingt-cinq ans. Titulaire d’un doctorat de préhistoire et d’anthropologie, il occupe les fonctions de conservateur en chef des musées départementaux. «  L’esclavage est de l’ordre de la psychologie en Guadeloupe et de l’ordre de la société civile en Martinique », constate Henri Petitjean-Roget. Les Békés martiniquais ont gardé la mainmise sur l’économie locale et cultivent toujours leur différence, n’acceptant de frayer avec les Noirs que « dans des non-lieux comme la préfecture ».

Les Blancs-pays guadeloupéens, eux, ont depuis longtemps perdu le pouvoir. En 1794, lorsque la Révolution a aboli une première fois l’esclavage, ceux qui protestaient ont été guillotinés ou forcés de fuir. Ils sont nombreux à ne pas voir le rétablissement de la pratique par Napoléon, en 1802. L’un après l’autre, les propriétaires ont vendu leurs domaines à des banques ou à des consortiums restés en métropole. Les descendants de Dominique Murat abandonnent ainsi la propriété marie-galantaise en 1839, puis disparaissent des archives.

« L’équilibre d’une société passe par la conservation des jalons de son histoire, estime Henri Petitjean-Roget. Parler de l’esclavage est absolument nécessaire sans pour autant tomber dans le terrorisme intellectuel. » L’érudit sort de sa bibliothèque les livres traitant de l’esclavage. Ils sont surtout anglais ou américains. Ici, on en sait plus sur Sainte-Lucie ou sur la Louisiane que sur la Guadeloupe.

Et pourtant, tout vient de là. «  La société créole est issue d’un phénomène d’acculturation », explique Henri Petitjean-Roget. De la rencontre violente entre le maître européen et l’esclave africain ne sont pas seulement restés une langue magnifique et le goût du carnaval. Le syndicalisme virulent, parfois outrancier et anti-Blanc de la Guadeloupe est l’héritier direct des révoltes d’esclaves. Nombre de professeurs métropolitains ont également connu des retours précipités pour avoir frappé un élève, réveillant un traumatisme enfoui.

HÉRITAGES

« Nous avons hérité une sensibilité plus grande à tout ce qui pourrait ressembler à de la discrimination », résume Jacques Adélaïde-Merlande. Cet historien de 73 ans a été l’un des pionniers de la recherche sur l’esclavage. Il a débuté de manière confidentielle au début des années 1960. L’homme se souvient ainsi d’un disque 33-tours sur ce thème qu’il avait enregistré en catimini en 1962. Durant toute sa carrière, il n’a cessé de débusquer les traces de l’héritage. «  Le système esclavagiste ne reposait pas seulement sur la violence, mais également sur le conditionnement de l’opprimé pour qu’il accepte son statut. Il en reste quelque chose », explique-t-il.

Un de ses jeunes confrères, Frédéric Régent, 37 ans, professeur à l’Université des Antilles et de la Guyane, auteur d’Esclavage, métissage, liberté (Grasset), ne dit pas autre chose. «  La période esclavagiste dicte encore nombre de comportements comme notre problème avec la couleur de la peau. » Les maîtres et l’administration coloniale avaient imposé une classification complexe de la société selon le degré de noirceur de l’épiderme. Cette segmentation continue de polluer les esprits. En créole, ne dit-on pas « po chapé » (peau sauvée) quand un enfant est métissé clair ? Un nouveau-né « bien sorti » aura la peau plutôt blanche. « De beaux cheveux », ce sont des cheveux lisses et non crépus.

Les mariages peuvent encore être dictés par un souci de blanchiment. La couleur de la peau revient de manière obsessionnelle dans la littérature antillaise. « A moi, il m’aurait suffi que d’un peu de beauté ou, à défaut, d’une peau claire, qui chez nous fait le même usage », écrit la Guadeloupéenne Maryse Condé dans Traversée de la mangrove.

Ces non-dits, cet aveuglement collectif, Jean-Luc Romana, 45 ans, ne les supporte pas : « Les parents ont cru protéger leurs enfants de la damnation en l’occultant. [...] Mais on ne se libère pas aussi facilement du boulet de l’esclavage. Il en est resté cette sorte d’écho qui nous possède toujours. La seule manière de faire le deuil, c’est au contraire d’accepter notre affiliation à ces ancêtres que nous avons négligés. »

Pour ces oubliés, Jean-Luc Romana et une poignée d’amis ont créé en 2002 une association baptisée "Lanmou ba yo", (Amour pour eux). Le parcours de ses membres est similaire. Ils ont fréquenté les milieux indépendantistes, puis s’en sont détachés. De politique, leur quête est devenue identitaire.

Marie-Louise Danchet, 46 ans, la présidente de Lanmou ba yo, a toujours cherché ses racines. Elle a cru d’abord les trouver en Afrique. Par militantisme, elle s’était installée au Sénégal, d’où partaient les navires négriers. Mais elle a déchanté : « J’étais respectée comme Française mais, comme Guadeloupéenne, j’étais méprisée. Les gens me traitaient de fille d’esclave. » De retour dans son île, Marie-Louise a compris que la réponse était ici. Aujourd’hui, elle croit l’avoir trouvée, ramenée à la surface presque métaphoriquement par le vent et la mer, il y a dix ans de cela.

UN PRÉCIEUX CIMETIÈRE

En 1995 puis en 1996, les cyclones Luis et Marylin labourent les côtes de la Guadeloupe. Ils mettent au jour des ossements humains dans l’anse Sainte-Marguerite, sur la commune du Moule. Les spécialistes accourent. Parmi eux, Thomas Romon, un métropolitain attaché à l’Institut national de recherches archéologiques préventives. Les pelles révèlent quelques sépultures amérindiennes, datant de l’an 1000. Mais d’autres fosses attirent l’attention. « Les corps n’étaient cette fois pas disposés en position foetale, se souvient Thomas Romon. Ils étaient allongés, la tête à l’ouest. Ce cimetière était clairement d’époque coloniale. »

En dix années de campagne, plus de 300 corps - 200 adultes et 100 enfants - ont été exhumés et stockés au Musée archéologique du Moule. Des sondages et des extrapolations laissent penser qu’un millier de personnes ont été enterrées là, anonymement.

L’étude des ossements ne laisse guère de doutes à Thomas Romon : « Nous avons très probablement mis au jour un cimetière d’esclaves. » Les dépouilles ont donné de précieuses indications sur les conditions de vie de ceux qui ont été inhumés là. « Les individus ont pour la plupart moins de 30 ans, mais ont les ossements de gens de 60 ans. Ils sont sans doute morts de surexploitation : ils ont tous les marqueurs du stress physique, notamment des problèmes articulaires. Beaucoup souffrent de caries, voire n’ont plus de dents, signe de carences alimentaires. On retrouve également de multiples cas de tuberculose osseuse, ce qui laisse penser que cette maladie était endémique dans la population. »

Les esclaves étaient baptisés. La découverte de clous, de restes de croix permet d’imaginer que ces individus ont été enterrés religieusement. Des couples semblent avoir été formés. Des enfants ont été rapprochés de ce qui devait être leur mère. Une pipe, un crucifix taillé dans un os de vache ont également été retrouvés, maigres viatiques pour un au-delà forcément meilleur.

D’autres ossements d’esclaves ont déjà été mis au jour en Guadeloupe, comme récemment sous la piscine d’un grand hôtel. Mais un tel cimetière est une découverte capitale. « Nous avons là une collection presque de référence », estime Thomas Romon. Il n’existerait que deux sites comparables, l’un à la Barbade, l’autre à New York.

Aujourd’hui, Lanmou ba yo aimerait sanctuariser l’endroit. « Il y a là toutes les pièces à conviction du crime », estime Jean-Luc Romana. En 2005, un prêtre a célébré une messe de requiem et consacré le lieu. L’association se bat pour que les pouvoirs publics fassent ici l’espace mémoriel qui manque à l’île. « Il faut que ces deux cent cinquante ans de négation de l’homme soient montrés à tous, sortent au grand jour, insiste Jean-Luc Romana : c’est là qu’est le soubassement tragique de la Guadeloupe. »

A l’anse Sainte-Marguerite, les morts ne reposent pas en paix. Chaque week-end, les Guadeloupéens viennent ici pique-niquer et camper, face au tablier de l’île de la Désirade. L’anse s’en retrouve jonchée de sacs en plastique, de bouteilles vides et de poubelles dispersées la nuit par les mangoustes. Informée par Marie-Louise Danchet qu’un cimetière se trouve sous ses pieds, une femme s’effraie et rameute ses enfants. « Je ne savais, je suis désolée. Qu’est-ce que je peux faire ?, demande-t-elle. Avoir une pensée pour eux », répond simplement Marie-Louise.

Benoît Hopquin

Louis Delgrès (1766 - 1802)

En 1801, cet officier mulatre se rebelle contre Bonaparte, qu’il soupçonne de vouloir rétablir l’esclavage aboli par la Révolution. Pendant plusieurs mois, du côté de Basse-Terre, il mène combat contre des troupes venues de France. Le 28 mai 1802, replié avec deux cents de ses hommes à Matouba, sur les pentes de la Soufrière, il préfère le suicide collectif à la réddition. Il faut lire la déclaration qu’il fit à cette occasion :

« Osons le dire, les maximes de la tyrannie la plus atroce sont surpassées aujourd’hui. Nos anciens tyrans permettaient à un maître d’affranchir son esclave, et tout nous annonce que, dans le siècle de la philosophie, il existe des hommes, malheureusement trop puissants par leur éloignement de l’autorité dont ils émanent, qui ne veulent voir d’hommes noirs ou tirant leur origine de cette couleur, que dans les fers de l’esclavage. »  [2]

La véritable abolition de l’esclavage attendra 1848.

Notes

[1] La Guadeloupe : 6 700 kilomètres de Paris, 1 780 km2, 453 000 habitants (dont 13 000 à Marie-Galante).

1493 :découverte de l’île par Christophe Colomb.
1635 : les Français s’installent dans l’île et en chassent les Indiens.
1642 : début de la traite des Noirs africains.
1674 : annexion officielle par la couronne de France.
1794 : première abolition de l’esclavage.
1802 : rétablissement de l’esclavage et rébellion de Louis Delgrès.
1848 : abolition définitive de l’esclavage.
1946 : devient un département français.

Lire notre article : esclavage et traite atlantique.

[2] Extrait de la Proclamation de Louis Delgrès, le 10 mai 1802.


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