Hamlaoui Mekachera : la loi du 23 février 2005 est un problème franco-français


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date de publication : vendredi 16 septembre 2005


Selon le ministre des anciens combattants, la loi de février sur le " rôle positif " de la présence française outre-mer est un " problème franco-français ". [1]


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Hamlaoui Mekachera (Sipa)

Hamlaoui Mekachera, le ministre français délégué des anciens combattants estime que la loi française du 23 février sur le " rôle positif de la présence française outre-mer est un problème franco-français, et notamment en Afrique du Nord. Il y avait des revendications et des attentes de certains milieux français qui ne visaient aucun pays en particulier ", a expliqué Hamlaoui Mekachera dans un entretien publié jeudi 15 septembre par le quotidien algérien Le Citoyen.

Hamlaoui Mekachera a précisé que " les députés, en sous-amendement [...] ont demandé à ce que le colonialisme ne soit pas seulement ce que nourrissent certains journaux : la torture, les exactions, la maltraitance ".

Il a estimé que la polémique avec l’Algérie sur cette loi était née d’" une interprétation complètement absurde " d’un " pseudo-historien ".

"Précédent grave"

Hamlaoui Mekachera s’est étonné qu’à la suite de cette interprétation, on puisse conclure que " les politiques dictent l’histoire et la commandent dans un pays comme la France ".

Cette loi portant " reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés ", demande notamment que les programmes scolaires français " reconnaissent [...] et accordent à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit ".

Fin juin, le président algérien Abdelaziz Bouteflika avait déclaré que cette loi " représente une cécité mentale confinant au négationnisme et au révisionnisme ", en référence notamment à la répression sanglante des autorités françaises contre les Algériens à Sétif (est) en mai 1945.

Le 7 juillet, les deux chambres du Parlement algérien l’avaient condamnée. Elle a été qualifiée de " précédent grave " par le président du Conseil de la Nation (Sénat) Abdelkader Bensalah.

Le 26 juillet, le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, avait prôné la création d’une commission d’historiens français et algériens pour évaluer cette loi.

Notes

[1] Source :Le Nouvel Observateur.


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