Histoire coloniale et postcoloniale

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communiqué de la section LDH de Toulon

accueillons les migrants !

dimanche 6 septembre 2015

Vendredi soir, 5 septembre 2005, à l’initiative de la Ligue des droits de l’homme (LDH), une réunion inter-associative s’est tenue, à Paris, regroupant des syndicats (CGT, FSU, Solidaires) et des organisations comme SOS Racisme, la Licra ou le MRAP. Elle a débouché sur un appel au rassemblement mardi 8 septembre.
« Nous voulons porter trois revendications : la suspension des accords de Dublin, l’application de la directive européenne relative à la protection temporaire en cas d’afflux massif de personnes déplacées et l’organisation d’une grande conférence nationale sur le droit d’asile [1] », détaille Françoise Dumont, présidente de la LDH.

La section de Toulon de la Ligue des droits de l’Homme de Toulon associée à d’autres organisations locales appellent à un rassemblement sur ces trois revendications le mardi 8 septembre à 18h, au carré du port de Toulon (face à la mairie).

Communiqué des sections de Saint-Maximin et de Toulon de la LDH

Le 4 septembre 2015

Accueillons les migrants !

Nous ne pouvons accepter le traitement inhumain des migrants arrivant en Union Européenne, fuyant les guerres, les pogroms, la misère …

Dans l’urgence, nous appelons à un large rassemblement ce samedi 5 septembre à 17 heures, sur la place de l’Hôtel de Ville de Saint-Maximin (devant la basilique).

Dans une Tribune libre, la Ligue des Droits de l’Homme de La Réunion interpelle les chefs d’Etats européens...

Communiqué de la LDH de La Réunion

Migrants et réfugiés : droits et devoirs d’humanité doivent être respectés

L’afflux massif en Europe de réfugiés fuyant la barbarie, les massacres, ou des conditions de vie inhumaines interpelle aujourd’hui les consciences.

Malgré les appels à défendre les valeurs fondatrices et humanistes de l’Union Européenne, il existe une grande disparité dans l’attitude des Etats membres face à cette crise, certains acceptant de prendre leurs responsabilités, d’autres feignant d’ignorer les conventions internationales et les principes posés par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Avec les mutations des phénomènes migratoires, les termes utilisés peinent à rendre compte des situations quand ils ne servent pas de prétexte à l’inaction ou à l’exploitation politicienne. "Clandestins", "immigrés" "sans-papier", dit-on... quand il s’agit le plus souvent de "réfugiés", des enfants, des femmes et des hommes qui risquent leur vie pour tenter d’échapper au pire !

Ceux qui par milliers meurent en Méditerranée (plus de 2500 depuis début 2015) ou ceux qui passent en nombre les frontières, sont DES HUMAINS COMME NOUS… qui cherchent désespérément à échapper à la persécution et à la guerre, ou qui fuient des conditions de vie les plus intolérables.

Ils viennent d’Erythrée, de Libye, de Syrie, du Soudan, de l’Afrique subsaharienne et sont victimes des guerres, de dictatures, de situations économiques catastrophiques, de politiques migratoires répressives et inadaptées en Europe et singulièrement en France.
Ils vivaient dans des zones de conflit, de non-respect des droits humains.
Ils tentent d’atteindre l’Europe pour fuir une misère absolue et son cortège d’horreurs.

Qui a pillé les ressources de leur pays ? Qui a décidé de faire la guerre en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie ? Ces milliers d’êtres humains en situation de survie ne sont-ils pas les victimes de « nos » guerres ? On ne saurait comprendre les phénomènes actuels sans les replacer dans leur contexte historique. Ni admettre que l’extrême droite se serve de cette crise comme carburant électoral.

N’est-il pas de notre responsabilité, nous, citoyens français et européens, de faire en sorte que la France, ainsi que d’autres pays d’Europe et du Monde, offre aux réfugiés un accueil digne des droits et des devoirs que nous confère notre commune humanité ?

La situation exige que l’ensemble des citoyens, que les élus locaux, nationaux et européens, prennent leur responsabilité en participant concrètement à la mise en œuvre de moyens et de modalités d’accueil à la mesure des enjeux humanitaires actuels.

Nous en appelons à ce titre au Président de la République et aux autres chefs d’Etats et de Gouvernement d’Europe pour nous éviter la honte des périodes sombres de notre histoire où citoyens et gouvernants ont omis d’être à la hauteur de leurs responsabilités.

Saint-Denis, le 04/09/2015
Isnelle GOULJAR, Présidente


[1Le Monde, dimanche 6 et lundi 7 septembre 2015.