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l’oeuvre de la France en Algérie

lundi 30 août 2004, par la rédaction

Des extraits de la conclusion de L’Algérie par Augustin Bernard (1930) [1]

dans la collection de Gabriel Hanotaux et Alfred Martineau Histoire des colonies françaises et l’expansion de la France dans le monde (1930).

La France fête en 1930 un glorieux centenaire, celui de son établissement en Algérie. Comme l’a proclamé M. Jules Cambon, on peut appliquer à notre oeuvre dans le Nord de l’Afrique ce que Burke disait de celle des Anglo-Saxons en Amérique : " Nos pères ont transformé une solitude sauvage en un glorieux empire et ils ont fait la plus grande et la plus honorable conquête, non pas en détruisant, mais en développant la richesse, le nombre et le bonheur de la race humaine. "

L’ OEUVRE DE LA FRANCE EN ALGÉRIE

Nous nous sommes heurtés, dans l’accomplissement de cette oeuvre, à des difficultés formidables, qu’il ne faut pas sous-estimer. Les unes tenaient à la nature même du pays : accidenté, morcelé, de parcours difficile, soumis à un climat tour à tour torride et glacé, à des pluies tantôt trop rares et tantôt surabondantes. Les autres provenaient des hommes, montagnards indomptables comme les Kabyles ou nomades insaisissables comme les Sahariens, tous belliqueux, farouches, auxquels l’islam non moins que leur propre tempérament faisait un devoir de lutter jusqu’à la mort contre le chrétien et contre l’étranger. Enfin d’autres difficultés et non les moins graves dérivaient de nos révolutions intérieures, de nos changements de méthode et pour tout dire de notre inexpérience coloniale : la France a finalement triomphé de tout cela.

[...]

LE BILAN POLITIQUE

" L’Algérie a dit M. Jonnart, n’est ni une colonie au sens propre du mot, ni une simple réunion de départements français ; le régime qui lui convient n’est ni l’autonomie, ni l’assimilation, c’est la décentralisation. " Après avoir longtemps oscillé entre les utopies également funestes du royaume arabe et des rattachements, l’Algérie a enfin reçu, depuis le début du vingtième siècle, la constitution qui lui convient. Son organisation nouvelle tient compte à la fois des colons et des indigènes, fait à la métropole sa part et à la colonie la sienne. Les franchises qui lui ont été accordées, la liberté qui lui a été donnée de gérer ses propres affaires au mieux de ses intérêts, sous le contrôle de la métropole, ne portent aucune atteinte à l’unité et à l’indivisibilité de la République. Ces franchises, dont elle a fait un excellent usage, nul ne songe à les lui retirer et on est à peu près unanime à penser qu’elles doivent être étendues. Des gens mal informés agitent parfois le spectre du séparatisme : la géographie et l’histoire nous enseignent que l’Algérie, dont la superficie utile est très faible, ne présente pas le cadre nécessaire à une existence pleinement autonome, et qu’elle a toujours dépendu d’une domination extérieure, phénicienne, romaine, arabe ou turque, aujourd’hui française.

Les quelques centaines de mille Européens qui vivent au milieu de 5 millions d’indigènes ne sauraient se maintenir s’ils n’avaient derrière eux la masse des 40 millions de Français de la métropole, auxquels les unissent les liens sentimentaux, intellectuels, politiques et économiques les plus étroits. Et les indigènes ne sauraient davantage se passer de la France métropolitaine, qui a assumé leur tutelle, qui accomplit sa tâche de la façon la plus généreuse et à laquelle eux aussi sont unis désormais par des liens multiples. Le séparatisme serait pour l’Algérie le retour au chaos et à la barbarie.
Il n’est pas exact que les colonies parvenues à l’âge adulte doivent se séparer de la métropole comme un fruit mûr tombe de l’arbre. La politique coloniale britannique, pour laquelle nous avons peut-être en France une admiration excessive, aboutit en effet à la séparation des grands Dominions ; elle ne réussit pas à s’attacher les indigènes, considérés comme des natives à tout jamais incapables de devenir des citoyens britanniques. En France, où n’existe nul préjugé de couleur, de race ou de religion, les idées chrétiennes aussi bien que les idées révolutionnaires et sans doute aussi notre tempérament propre font que nous regardons tous les hommes comme nos frères et nos égaux. Aussi, aucune colonie ne s’est jamais volontairement séparée de nous et de vieilles colonies, que les circonstances historiques ont fait passer sous d’autres dominations, nous sont demeurées attachées, parlent encore notre langue et nous gardent une fidèle affection.

L’œuvre que nous avons entreprise et finalement réalisée en Algérie présente des caractères uniques dans l’histoire coloniale. Dans les colonies tropicales, les Européens, peu nombreux, sont administrateurs, chefs d’entreprises, directeurs de culture ; ils ne se mêlent pas à la vie indigène, ne gênent pas son fonctionnement, altèrent peu ses caractères. Dans les colonies de la zone tempérée, les Européens, soit qu’ils aient trouvé ces terres inhabitées, soit qu’ils aient détruit la population indigène, sont en général à peu près seuls, peuvent organiser l’administration et se répartir les terres à leur guise. En Algérie, le problème, délicat entre tous, si délicat que beaucoup l’ont cru insoluble, consiste à faire vivre côte à côte une nombreuse population européenne et une population indigène plus nombreuse encore, qui, bien loin de tendre à disparaître, se multiplie avec une extrême rapidité.
Un bloc de 850 000 Européens, dont plus de 650 000 Français, vivent aujourd’hui sur le sol de l’Algérie. Alger, Oran, qui étaient encore à la fin du dix-neuvième siècle de petites villes provinciales d’aspect vieillot, ont pris place parmi les grandes cités méditerranéennes. Alger, avec 226 000 habitants, dont 160 000 Européens, et 273 000 habitants dont 189 000 Européens si l’on y ajoute les satellites qui font partie de l’agglomération algéroise, est la plus grande ville de toute la Berbérie, voire même de tout le continent africain après le Caire et Alexandrie.

Oran a 150 000 habitants, dont 121 000 Européens ; Constantine (94 000 habitants) et Bône (52 000 habitants) ont également progressé, quoique dans une moindre mesure. Le peuplement rural a toujours paru aux vieux Africains le seul moyen d’assurer notre suprématie d’une manière durable par la prise de possession effective du sol ; un pays finit toujours par appartenir à celui qui y cultive la terre. Si nous voulions être autre chose en Algérie que des passants dont le sable aurait bientôt effacé les pas, notre devoir primordial était d’y implanter et d’y maintenir une population rurale française aussi nombreuse que possible. La tâche était difficile, car le colon est une plante délicate et précieuse, transportée à grands frais, qui ne saurait se passer de soins assidus si on ne veut pas qu’elle soit étouffée par la végétation spontanée. Finalement, nous avons couvert l’Algérie de centaines de villages aux toits rouges qui lui donnent un aspect de province française. L’édifice de la colonisation agricole a somme toute assez bien résisté à la terrible secousse de la grande guerre ; çà et là cependant, il s’est produit des fissures qu’il faut se hâter de boucher, des brèches qu’il convient de réparer. La présence de l’Européen dans les campagnes est le plus sûr moyen de rapprocher de nous les indigènes et de les tirer de leur antique barbarie, en même temps que d’assurer à tout jamais notre prépondérance dans l’Afrique du Nord.

Un nouveau peuple franco-algérien s’est constitué dans la vieille Régence barbaresque. Ce nouveau peuple est doué de belles qualités physiques et morales. La race est vigoureuse et saine, trempée par le rude climat. L’ Algérien est intelligent, énergique, audacieux ; il a, plus que les Français de la métropole, le goût du risque ; " il est paysan, dit M. E.-F. Gautier, par l’amour passionné de la terre, mais c’est un paysan aventureux. " Ombrageux et susceptible comme tous les jeunes peuples, il a un vif patriotisme local, qui ne nuit en rien à son profond attachement pour la mère-patrie. La supériorité numérique des Français d’origine est assez faible, mais leur supériorité sociale, politique, intellectuelle, est incontestable et incontestée.

Aux États-Unis, une minorité d’Anglo-Saxons a digéré, assimilé des populations de toute provenance et de toute origine, Italiens, Allemands, Slaves. Il en a été de même en Algérie. L’ Algérien diffère forcément par quelques traits du Français de la métropole, par suite de l’influence du milieu physique d’une part, de la composition ethnique d’autre part. Mais, grâce à la diffusion de la langue française, véhicule de nos idées, ce peuple algérien qui se forme est véritablement nôtre ; c’est un jeune rameau du vieux tronc gallo-romain. Qu’importe que ce peuple ne soit qu’en partie français par le sang, s’il le demeure par la langue, les idées, les institutions, s’il est marqué de notre empreinte et perpétue notre civilisation.

Plus de 5 millions d’indigènes musulmans, Berbères ou Arabo-Berbères, vivent sur ce sol de l’Algérie à côté des 850 000 Européens ; leur nombre a plus que doublé sous notre domination. Nous avons soumis, non sans peine, ces populations farouches et indomptables ; nous avons prouvé que nous étions forts, et les musulmans ont le respect, le culte de la force. Nous n’en avons pas moins pratiqué à leur égard une politique de rapprochement, d’association, d’émancipation progressive ; nous nous sommes efforcés de gagner leurs cœurs et nous y avons en somme assez bien réussi. Les indigènes pourront s’associer sans arrière-pensée à la commémoration d’une conquête qui leur a été bienfaisante. Loin d’avoir détruit en Algérie une nation qui n’y a jamais existé, nous l’avons fait naître ; nous avons délivré les Algériens du joug brutal des Turcs et de leur propre anarchie ; nous avons mis fin aux guerres entre tribus, aux épidémies, aux famines qui les décimaient. Nous nous sommes efforcés d’améliorer leur condition physique, intellectuelle, économique.

Longtemps immobiles, du moins en apparence, les indigènes ont évolué et évoluent de plus en plus rapidement au contact de la population européenne. Peu à peu, une société essentiellement guerrière, religieuse, patriarcale, se transforme en une société déshabituée des luttes à main armée, préoccupée plus qu’autrefois de ses besoins matériels, où des groupements d’intérêts se substituent aux anciens groupements de tribus et de familles. Si nulle propagande du dehors ne vient entraver notre oeuvre séculaire et nous en retirer le bénéfice, les indigènes, on peut en être assuré, se rapprocheront de nous graduellement.

La politique indigène à pratiquer vis-à-vis des musulmans de l’Algérie est un problème délicat et complexe ; elle est toute de tact et de nuances ; elle ne peut être maniée que par des hommes prudents et avisés ; elle ne s’improvise pas. On oppose parfois l’une à l’autre la méthode du protectorat et la méthode de l’assimilation, la première fondée sur le respect des institutions des indigènes, la seconde s’efforçant au contraire de leur donner nos institutions et nos lois. Chacune de ces deux méthodes a ses avantages et ses inconvénients ; chacune part d’une idée juste, c’est sa généralisation qui est fausse et dangereuse. Il ne faut toucher à la société indigène qu’avec prudence, avec lenteur, avec méthode, mais enfin elle évolue, que nous le voulions ou non ; il faut la faire évoluer dans un sens qui tende à la rapprocher de nous et non à l’en éloigner. Il faut respecter les institutions des indigènes dans la mesure où elles sont respectables, les modifier dans la mesure où elles sont modifiables.

Tout n’est pas à blâmer ni à rejeter dans les méthodes algériennes d’assimilation des indigènes. Masqueray rapporte une conversation qu’il eut avec Jules Ferry dans un jardin de Mustapha : " Nous parlions, dit-il, de la Tunisie et de l’Algérie, de la terre du protectorat et de la terre de la conquête, de celle qui nous est venue sans rien perdre d’elle-même et de celle que notre victoire a bouleversée comme une herse aux dents aiguës. M. Ferry nous écoutait, jouissant délicieusement de la grande brise du large. Alors, l’un de nous osa dire que, malgré la quiétude du protectorat, l’Algérie lui était encore plus chère que la Tunisie, justement parce qu’elle exigeait plus d’efforts et parce que nulle part ailleurs, ni en Asie, ni en Amérique, ni en Afrique même, nulle autre nation que la nôtre n’avait entrepris d’assimiler des indigènes musulmans en introduisant au milieu d’eux un élément européen, problème difficile, regardé par beaucoup comme une utopie, mais qu’un jour ou l’autre un homme d’État pourrait résoudre en se couvrant de gloire. Il se retourna vers le parleur et le fixa d’un regard métallique, presque étonné, comme un homme surpris dans le secret de sa pensée. "

Certes, notre victoire a bouleversé l’Algérie " comme une herse aux dents aiguës " ; c’est un troupeau sans bergers et, comme l’a dit M. Jules Cambon, une poussière d’hommes. Mais cette société, qui a perdu ses cadres, se prépare à entrer dans les nôtres. Il est remarquable que les musulmans algériens ne réclament pas l’indépendance comme les Égyptiens, ni une charte constitutionnelle comme les Tunisiens. N’ayant pas, n’ayant jamais eu de souverain national, déclarés Français par le sénatus-consulte de 1865, pourvus de droits électoraux par la loi de 1919, ils aspirent à se confondre avec nous ; ils réclament des écoles françaises, même pour les filles, un enseignement français ; ils demandent à prendre à nos côtés une place de plus en plus grande dans nos assemblées délibérantes, à s’associer à nous dans la gestion politique et la mise en valeur économique de l’Algérie. Ils demandent à avoir les mêmes droits que nous, à devenir citoyens français comme nous, en un mot à faire partie de la famille française.

Nous ne sommes pas venus en Algérie simplement pour remettre un peu d’ordre dans l’administration indigène, donner au pays son outillage, après quoi, notre oeuvre étant terminée, ce pays se détacherait de nous et nous n’aurions plus à compter que sur sa reconnaissance assez problématique pour les services rendus. Notre but final, conforme à notre idéal d’autrefois et de toujours, à l’idéal de Richelieu et de Louis XIV aussi bien que de la Révolution française, c’est la fondation d’une France d’outre-mer, où revivront notre langue et notre civilisation, par la collaboration de plus en plus étroite des indigènes avec les Français, en un mot par leur francisation.

Les Africains sont amenés fatalement à parler notre langue, à adopter quelques-unes de nos méthodes et de nos idées, à se confondre peu à peu avec nous. Personne ne peut mettre en doute que cela soit désirable ; on a seulement contesté parfois que cela soit possible. " La grande oeuvre, dit Raymond Aynard, la grande chimère peut-être, si attirante qu’on ne peut s’empêcher de la suivre, c’est l’assimilation du dedans, la création d’une âme commune. C’est une tâche colossale de rapprocher ces colonnes d’Hercule, ces deux humanités qui se sont toujours ignorées ou combattues. " Mais il faut laisser faire le temps, sans lequel ne se crée aucune oeuvre durable. Qu’est-ce qu’un siècle dans l’histoire de l’humanité ? Il faut vingt ans pour faire l’éducation d’un homme : il faut vingt siècles pour faire l’éducation d’une race.

L’Algérie n’est ni un dominion comme le Canada, ni un État sujet comme l’Inde, ni une colonie de la Couronne comme la Jamaïque. La France a repris l’œuvre de Rome dans le même esprit que sa devancière, qui tendait à incorporer les provinces à l’Empire : Cuncti gens una sumus. " Nous voulons, dit Onésime Reclus, faire de nos Africains, de quelque race qu’ils soient, un peuple ayant notre langue comme langue commune, car l’unité de langage entraîne peu à peu l’union des volontés. Et nous pouvons espérer que des centaines de millions d’hommes parleront un jour la langue de Victor Hugo, quand auront disparu des nations qui se croyaient beaucoup plus assurées que nous d’une éternelle durée. "

LE RÔLE DE L’ALGÉRIE DANS L’EMPIRE COLONIAL FRANÇAIS

Si la date de 1830 est une des plus grandes de notre histoire nationale, c’est que nul événement n’a été plus fécond en conséquences que notre établissement à Alger. C’est il y a cent ans qu’a été posée la première pierre de ce vaste empire colonial africain qui s’étend jusqu’au lac Tchad et aux rives du Congo. Après avoir flotté à Alger en 1830, notre drapeau a été arboré à Tunis en 1881, à Fès en 1912. Dès lors, le rôle de l’Algérie s’est trouvé complètement modifié et élargi. Colonie acquise par hasard, un peu dédaignée et languissante, elle est devenue le point de départ et le centre le plus actif de l’influence française en Afrique. De même que notre colonie de la Réunion nous a conduits à Madagascar et que nos comptoirs du Sénégal nous ont amenés sur le Niger, c’est l’Algérie, ce sont les longs efforts que nous y avons déployés, le sang et l’argent que nous y avons dépensés pendant un siècle, qui ont fait de nous les héritiers éventuels de la Tunisie et du Maroc. La Tunisie a profité de l’expérience algérienne, le Maroc à la fois de l’expérience algérienne et de l’expérience tunisienne. C’est en Algérie que s’est formé le personnel de soldats, d’administrateurs, de colons, que nous avons utilisé dans les protectorats voisins ; c’est en Algérie que l’homme de génie auquel nous devons le Maroc, le maréchal Lyautey, a, comme disait Kléber, " préparé ses facultés ". L’Algérie, qui comptera bientôt un million d’Européens, est le centre le plus puissant de l’influence française en Afrique ; c’est pour l’étayer, pour assurer son avenir, que nous nous sommes établis dans le reste du Maghreb ; le Maroc et la Tunisie doivent tenir grand compte des nécessités algériennes ; l’Algérie ne saurait oublier de son côté que la manière dont elle traitera les indigènes, la façon dont elle résoudra plus ou moins heureusement les problèmes multiples qui les concernent, auront la plus grande influence non seulement sur l’avenir de la Tunisie et du Maroc, mais sur les sympathies du monde musulman tout entier.

Ce n’est pas tout. Les Algériens, enfermés entre la Méditerranée et le Sahara, aspirent à sortir de " l’île du Maghreb " et à se relier au Soudan à travers le Sahara. Ils entendent collaborer à la mise en valeur de la boucle du Niger, y trouver les eaux abondantes qui leur manquent, les terres cotonnières qui leur font défaut. La nature a opposé de grands obstacles à ce que l’Algérie devienne la porte de l’Afrique soudanaise. Mais, tôt ou tard, ces obstacles seront vaincus par les moyens que la science moderne met à notre disposition, l’automobile, l’avion, le rail. Ainsi se constituera le grand empire africain créé par notre ténacité, en dépit des conditions géographiques qui lui avaient refusé toute cohésion. De cet empire africain, l’Algérie sera la clef de voûte. Des perspectives illimitées s’ouvrent ainsi à cette misérable Régence barbaresque où nos pères ont débarqué en 1830. La France, qui retrouve dans l’Algérie sa propre image, revivra en quelque sorte au delà de la Méditerranée. Ainsi elle aura pris sa large part " du fardeau de l’homme blanc " et rempli vis-à-vis de l’Afrique sa mission civilisatrice.


[1L’ouvrage est accessible dans son intégralité sur le site de AJ.Garcia que nous remercions.