Histoire coloniale et postcoloniale

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communiqué commun signé par la LDH

non à la « loi Besson » et à la xénophobie !

dimanche 6 mars 2011

Un collectif de plusieurs dizaines d’organisations (partis politiques de gauche, associations, syndicats) lance un nouvel appel à la mobilisation contre le projet de loi Besson sur l’Immigration qui revient devant l’Assemblée nationale pour un examen en seconde lecture.

Les signataires appellent « l’ensemble des forces démocratiques à exiger qu’au lieu de faire des étrangers les cibles d’une politique discriminatoire, les gouvernants actuels, qui n’ont que trop coopéré avec les despotes dans la chasse aux migrants, répondent enfin à l’urgence de solidarité internationale avec les peuples libérés sur l’autre rive de la Méditerranée ».

Un rassemblement est prévu à Paris mercredi 9 mars à partir de 18h30 à proximité de l’Assemblée nationale.

Communiqué commun

Non à la « loi Besson » et à la xénophobie !

Le 3 mars 2011

Les organisations soussignées qui, réunies dans le Collectif « Non à la xénophobie et à la politique du pilori », ont mobilisé le 4 septembre 2010 plus de cent cinquante mille citoyennes et citoyens, appellent à des rassemblements dans toute la France mercredi 9 mars (à Paris, à 18h30, place Edouard-Herriot, à côté de l’Assemblée nationale) contre la « loi Besson », qui
traduit en actes l’orientation xénophobe du « discours de Grenoble ».

Le nouveau cas de déchéance de nationalité discriminant les Français d’origine étrangère, le déni de droit d’asile par la création de « zones d’attente fictive », l’allongement de la durée de rétention et les entraves au contrôle du juge, la mesure de bannissement sous la forme d’une « interdiction de retour », la chasse aux Roms et aux étrangers malades, la mise en place d’un internement administratif de très longue durée de « présumés terroristes » aggravent la
politique de la peur et du rejet, qui fait des étrangers des boucs émissaires alors qu’ils vivent ici, travaillent ici et partagent notre vie de tous les jours.

Nous soutenons pour cette raison le mouvement des travailleuses et travailleurs sans papiers en grève pour leur régularisation, et demandons que les gouvernants respectent les textes et les engagements pris.

Nous appelons l’ensemble des forces démocratiques à exiger qu’au lieu de faire des étrangers les cibles d’une politique discriminatoire, les gouvernants actuels, qui n’ont que trop coopéré avec les despotes dans la chasse aux migrants, répondent enfin à l’urgence de solidarité internationale avec les peuples libérés sur l’autre rive de la Méditerranée.

Ce monde n’a pas besoin que des lois renforcent les peurs et les haines xénophobes, il a besoin que des politiques ouvertes sur l’avenir fassent triompher les valeurs universelles qui doivent être celles de la République : celles de la démocratie, de l’égalité en droits et en dignité des êtres humains, de la liberté pour tous les peuples.


56 organisations signataires :

AC !, Acort, Actit, ADDE, AIDES, Les Alternatifs, Asdhom , Arac, ATF, ATMF, Attac, CGT, Cimade, Collectif l’égalité d’abord, Collectif La journée sans immigres : 24h, Comede, Cran, Crid, Dal, Droit solidarité, Emmaüs France, Emmaüs international, Euromarches, Europe Ecologie Les Verts, Fase, Fasti, Fédération Sud éducation, Fédération générale des PEP (FG PEP), Fondation Copernic, France terre d’asile, FSU, FTCR, Gauche cactus, Gauche unitaire, Gisti, Ligue des droits de l’Homme, Mrap, Mouvement des objecteurs de croissance (MOC), Mouvement de la paix, Parti de Gauche, Parti socialiste, PCF, PCOF, République et Socialisme, RESF, Sos racisme, Organisation Femmes égalité, SAF, SNESUP-FSU, SNJ-CGT, Syndicat de la magistrature, Ufal, Unef, Union juive française pour la paix, Union syndicale Solidaires, USP.
NON à la « loi Besson » et à la xénophobie !

Le député-maire de Nice, Christian Estrosi, a présenté le jeudi 3 mars des amendements visant à durcir la loi ; ils seront proposés lors de l’examen du projet de loi en deuxième lecture le 8 mars prochain à l’Assemblée nationale.

Immigration. Estrosi veut étendre davantage la déchéance de nationalité

Le Télégramme, 4 mars 2011


Le député UMP Christian Estrosi a l’intention de déposer un amendement au projet de loi sur l’immigration, visant à durcir encore la déchéance de nationalité, en l’étendant à de nouveaux cas.

La disposition d’Eric Besson sur la déchéance de nationalité, introduite dans le projet de loi sur l’immigration, avait été votée par l’Assemblée nationale en automne dernier, avant d’être rejetée par le sénat début février. Il doit être discuté en seconde lecture à l’Assemblée à partir de mardi [8 mars], et le député UMP Christian Estrosi a annoncé son intention de déposer un amendement visant à étendre, et donc à durcir, la déchéance de nationalité à de nouveaux cas.

La disposition originaire d’Eric Besson prévoit la déchéance de nationalité pour certains meurtriers de représentants de l’autorité, et Françaises depuis moins de dix ans. Pas assez selon Christian Estrosi, qui propose que le juge puisse déchoir de sa nationalité un délinquant déjà condamné trois fois pour une infraction passible de plus de trois ans de prison.

Plusieurs autres amendements

Le député UMP compte également proposer notamment deux autres amendements. L’un propose que les étrangers qui ont bénéficié de l’aide au retour - 2.000 € pour un adulte, 3.500 €pour un couple - ne puissent plus en bénéficier une seconde fois [1]. L’autre prévoit de faire de la mairie l’unique lieu de dépôt d’un dossier d’Aide médicale d’Etat [2]. Tous ces amendements sont cosignés par une quarantaine de députés de droite.