nouvelle interdiction d’une manifestation d’apologistes de l’OAS


article de la rubrique extrême droite > l’O.A.S.
date de publication : mercredi 11 juillet 2007


Comme l’année dernière, l’association ALLO (Anciens du Lycée Lamoricière d’Oran), présidée par Jean-Pierre Rondeau, avait obtenu du Comité de la Flamme de pouvoir raviver la Flamme au Tombeau du Soldat Inconnu, sous l’Arc de Triomphe, à l’occasion de l’anniversaire des massacres du 5 juillet 1962 à Oran.

Comme l’année dernière, la participation annoncée à cette manifestation d’anciens de l’OAS et de leurs apologistes a provoqué l’indignation d’associations (LDH, MRAP, ARAC, Les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons, Anpromevo) qui en ont demandé l’interdiction.

Comme l’année dernière, la manifestation a été interdite par le préfet de police.


Vous trouverez ci-dessous le courrier du président de la Ligue des droits de l’Homme, faxé le 3 juillet à la ministre de l’Intérieur et au préfet de police de Paris, au sujet du ravivage de la flamme du 5 juillet

Madame la Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer
et des Collectivités territoriales

Paris, le 3 juillet 2007

Copie à monsieur Michel Gaudin, Préfet de police de Paris

Madame la Ministre,

Comme l’an dernier, le 5 juillet, l’association des Anciens du Lycée Lamoricière d’Oran (ALLO) a obtenu du président du comité de la Flamme, le général Combette, l’autorisation de prendre part à la cérémonie de ravivage de la Flamme à l’Arc de Triomphe, à la date du 45ème anniversaire des tragiques enlèvements et disparitions d’européens en Oranie au lendemain de l’indépendance de l’Algérie.

L’an dernier, suite aux protestations d’associations républicaines inquiètes de la présence annoncée d’anciens activistes de l’OAS réunis dans l’Adimad (Association amicale pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus politiques et exilés de l’Algérie française) qui profite de la mémoire douloureuse des rapatriés pour faire l’apologie des auteurs d’attentats commis par cette organisation criminelle, y compris contre le président de la République, le préfet de police avait interdit tout rassemblement.

Cette année encore, sur son site Internet (www.adimad-oas.com), l’Adimad appelle ses adhérents et sympathisants « à soutenir et à participer massivement à l’hommage que ALLO (Anciens du Lycée Lamoricière d’Oran) va rendre aux centaines de massacrés d’Oran, abandonnés par les forces gaullistes à ses alliés du FLN, sur ordre de De Gaulle à Katz ». Au point qu’on pourrait se demander si l’association ALLO n’est pas purement et simplement un prête-nom de l’Adimad.

Infiniment respectueuse du chagrin des familles de victimes civiles des événements du 5 juillet 1962 à Oran, la Ligue des droits de l’Homme s’inquiète de la présence annoncée de l’Adimad avec ses emblèmes et ses drapeaux, qui ne pourrait que provoquer l’indignation sur place de nos militants et d’autres républicains et donc un trouble à l’ordre public lors de ce qui devrait être une cérémonie de recueillement vouée aux morts pour la France. En conséquence, la Ligue des droits de l’Homme vous demande d’interdire cette manifestation.

Je vous prie de croire, Madame la Ministre, à l’assurance de ma respectueuse considération.

Jean Pierre Dubois
Président de la LDH

Pièce jointe  : Extrait [à la date du 20 juin 2007] du site internet de l’ADIMAD (Association amicale pour la Défense des Intérêts Moraux et matériels des Anciens Détenus politiques et exilés de l’Algérie française).

A la date du 5 juillet 2007
Paris 17 heures 45 -
Ravivage de la Flamme au tombeau du Soldat inconnu, à l’Arc de Triomphe. L’ADIMAD, membre du Comité directeur du CLAN R, appelle à soutenir et à participer massivement à l’hommage que ALLO (Anciens du Lycée Lamoricière d’Oran) va rendre aux centaines de Massacrés d’Oran, abandonnés par les forces gaullistes à ses alliés du FLN, sur ordre de De Gaulle à Katz. Ni pancartes, ni banderoles mais Drapeaux bienvenus.

Louvroil dit « non » à la commémoration d’un ancien activiste de l’OAS

La Voix du Nord, éd de Maubeuge, 7 juillet 2007 [extraits]

Hier matin, une trentaine de membres de l’Association de défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus et exilés politiques de l’Algérie français (ADIMAD) s’est vu refuser d’honorer par une gerbe de fleurs, au monument aux morts de la ville de Louvroil, l’un des leurs Roger Degueldre [1].

L’an dernier, les membres de l’ADIMAD n’étaient pas venus. Cette fois, la trêve des confiseurs n’a pas été reconduite. Pour autant, le monument aux morts ne leur a pas été rendu accessible, un cadenas ayant été posé en prévention par la municipalité sur les grilles. Le cimetière, lieu de repli pour se recueillir sur la tombe des parents de Roger Degueldre, a été fermé également, sur ordre de la municipalité. En plus de la prise d’un arrêté interdisant tout recueillement devant le monument aux morts. Finalement, la gerbe de fleurs a trouvé sa place dans l’église. Le type même de dépôt qui, la première année en 2004, était complètement passé inaperçu.

P.-S.

Afin d’être complet, mentionnons l’hommage que quelques dizaines d’anciens membres ou sympathisants de l’OAS ont tenu à rendre à Roger Degueldre devant sa tombe au cimetière des Gonards, à Versailles, samedi 7 juillet 2007.

Notes

[1] Roger Degueldre est originaire de Louvroil - voir pas de cérémonie pour l’OAS à Louvroil.


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