rassemblements de soutien à la marche d’Alger, samedi 12 février


article de la rubrique international > Algérie 2011 ...
date de publication : mercredi 9 février 2011


Un Collectif d’Algériens de soutien à la lutte en Algérie pour le changement et la démocratie s’est créé en France. Il apporte son soutien à la marche nationale pacifique à laquelle appelle la « Coordination nationale pour le changement et la démocratie » qui s’est constituée à Alger le 21 janvier 2011.

Des rassemblements sont organisés, à Paris par le collectif précédent, et à Marseille par le Collectif Solidarité Maghreb, le même jour qu’à Alger, samedi 12 février 2011 :

  • Paris, à 14 heures : place de la République
  • Marseille, à 14h30 : square Léon Blum (haut de la Canebière)
[Mis en ligne le 8 février 2011, mis à jour le 9]


Collectif d’Algériens de soutien à la lutte en Algérie pour le changement et la démocratie

Nous, citoyennes, citoyens, associations, avons créé en France un Collectif d’Algériens en soutien à la lutte en Algérie pour le changement et la démocratie.
Notre Collectif exprime son soutien à la marche nationale pacifique à laquelle a appelé la « Coordination nationale pour le changement et la démocratie » qui s’est constituée à Alger le 21 janvier 2011.

Cette marche nationale pacifique doit avoir lieu le 12 février à Alger. Nous faisons nôtres ses mots d’ordre :

  • le changement et la démocratie
  • la levée immédiate de l’état d’urgence
  • la libération des détenus des émeutes
  • l’ouverture des champs politique et médiatique
  • le travail et la justice sociale
  • Une Algérie démocratique et sociale

Nous appelons à un rassemblement de soutien, le même jour :

samedi 12 février 2011, à 14 heures
place de la République, à Paris

Premiers signataires

Associations et groupements : Algérie pacifique, Association pour l’égalité devant la loi (APEL), Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie (CFDA), Initiatives de femmes pour la citoyenneté et les droits universels (WICUR), Mouvement pour les droits et libertés, Pluri-elles Algérie...

Membres individuels du Collectif et leurs amis : Zahra Agsous, Sanhadja Akrouf, Tewfik Allal, Nadia Ammour, Samia Ammour, Samir Arjoum, Leïla Babès, Mansour Belgi, Fatima Bellili, Leïla Benallègue, Nedjma Benaziza, Ali Bendris, Mohamed Benrabah, Ali Bensaad, Linda Bougherara, Mouloud Boumghar, Omar Bouraba, Lousa Chennoub, Fanny Colonna, Ziyad Demouche, Lalia Ducos, Nabile Farès, Fatiha Ferchouche, Mohammed Gaya, Gyps, Rabah Hahad, Mohammed Harbi, Sabrina Hessas, Nadia Kaci, A. Kasmi, Fahima Laïdoudi, Feriel Lalami, Mehdi Lalloui, Djaffar Lesbet, Samia Messaoudi, Djedjiga Metahri, Nadir Moknèche, Khadidja Naga, Abdenour Ouyahia, Saïda Rahal-Sidhoum, Nourredine Saadi, Nadia Sbihi, Slim, Wassyla Tamzali, Omar Tibourtine, Karim Tinsalhi, Nesroullah Yous, Samir Zouaou

Sont solidaires de cet appel, les organisations suivantes : Association des Marocains en France (AMF) Association des travailleurs maghrébins en France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), ATF-Paris, Association marocaine des droits de l’homme (AMDH-Paris), ASDHOM, Comité indépendant contre la répression des citoyens iraniens (CICRCI), Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT), Congrès mondial amazigh (CMA), Ettajdid, Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Forum Femmes Méditerranée, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Ligue de défense des droits de l’homme en Iran (LDDHI), Association du Manifeste des libertés (AML), Parti communiste de France (PCF), SOS Sexisme

Pour vous joindre à cet appel : soutien.algerie@mailfr.com

Manifestation de solidarité avec le peuple algérien [1]

A Marseille : samedi 12 février 2011 à 14h30
Square Léon Blum (Les Mobiles en haut de la Canebière)

Après le soulèvement populaire en Tunisie, couronné par la chute du régime de Ben Ali et celui en cours en Egypte, c’est au tour du peuple algérien d’entrer en scène. Deux décennies faites de massacre des populations, de misère sociale et de mépris n’ont pas eu raison de ses capacités de résistance. Les pouvoirs successifs et notamment celui qui règne depuis le début des années 2000 ont littéralement pillé les richesses nationales par l’extension de la corruption. Les quelques acquis démocratiques arrachés au prix d’énormes sacrifices ont été anéantis ces dix dernières années : Harcèlement judiciaire, emprisonnement de militants syndicaux ou politiques et de journalistes. La jeunesse algérienne qui constitue l’écrasante majorité de la population n’a d’autres choix que la harga (en se jetant à la mer) en quête d’un improbable eldorado ou tenir les murs dans les villes et les villages. Toute tentative de contestation est étouffée ou réprimée dans le sang. Les bourreaux agissent dans l’impunité totale, sinon comment expliquer que les responsables d’un corps de sécurité – la gendarmerie nationale – coupables d’un bain de sang en Kabylie en 2001 (126 morts et près de 1000 handicapés à vie) ne sont pas encore poursuivis ?

Pourtant depuis le début des années 2000, la contestation sociale et les émeutes ne manquent pas en Algérie. Cette défiance du régime est multiforme : de simples coups de colère par les blocages des routes à des grèves générales paralysant plusieurs secteurs d’activités. Mais l’absence de fédération de tous ces mécontentements demeure l’obstacle majeur à l’aboutissement de ces luttes ininterrompues.

A la faveur du soulèvement des peuples tunisien et égyptien, les diverses organisations syndicales, associatives ou politiques algériennes ont senti l’impérieuse nécessité de conjuguer leurs efforts. La naissance de la Coordination Nationale pour le Changement et la Démocratie constitue une étape décisive dans le long processus de libération du peuple algérien.

Cette coordination, a réussi, au prix d’âpres discussions, à mettre en place une action : Une manifestation nationale à Alger le samedi 12 février avec comme mots d’ordre fédérateurs :

  • La levée de l’état d’urgence.
  • L’ouverture du champ politique et médiatique.
  • La libération des personnes arrêtées pour des raisons de manifestations ou de délits d’opinion.
  • Le système dégage !

Cette importante initiative a besoin de relais et de solidarité internationale. C’est pour cette raison que le Collectif Solidarité Maghreb appelle à une manifestation le :

Samedi 12 février 2011 à 14h30 à Marseille
Square Léon Blum (Les Mobiles, haut de la Canebière)

A cette occasion

  • nous proclamons notre soutien au peuple algérien en quête de justice sociale et de liberté,
  • Nous mettons en garde le pouvoir algérien contre tout réflexe répressif et le rendons responsable devant l’opinion publique internationale de la moindre goutte de sang versé par un algérien.
  • Nous maintenons une mobilisation vigilante et une solidarité accrue avec le peuple Tunisien dans sa démarche souveraine de la mise en place d’un processus démocratique loin de toute ingérence régionale ou internationale.
  • Nous sommes partie prenante de toutes les mobilisations pour soutenir le peuple égyptien dans sa lutte héroïque contre la dictature de Moubarak.

Contact : Email : solidarite.maghreb@gmail.com

Tel :06.33.04.55.91

P.-S.

El Watan, dans son édition du 9 février, annonce un autre rassemblement, à l’initiative de la coordination France, pendant de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie en Algérie, qui se tiendra à 11h, au même moment que commencera la marche d’Alger [2]. Il poursuit :

La CNCD – coordination France – appelle « les Algériennes et les Algériens ainsi que tous les républicains et démocrates de France » à être présents en nombre pour manifester leur soutien à la marche pacifique d’Alger organisée par la Coordination nationale pour le changement et la démocratie en Algérie pour exiger : le changement et la démocratie ; la levée de l’état d’urgence ; la libération des détenus des émeutes ; une Algérie démocratique et sociale ; l’ouverture des champs politique et médiatique ; le travail et la justice sociale. Exigences formulées dans l’Appel d’Alger.

La CNCD-France est composée d’organisations politiques et d’associations algériennes dont les premiers signataires de l’Appel d’Alger sont le Parti pour la laïcité et la démocratie (PLD), le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), l’ONG Etoiles nord-africaines (ONG- ENA), l’Association de culture berbère de Paris (ACB Paris), l’Association des étudiants nord-africains de France (AENAF), Amitié franco-berbère (AFB), l’Association des femmes euro-méditerranéennes contre les inégalités (Afemci), l’Association nationale pour la promotion de la laïcité en Algérie (Anpla) et le Collectif des enseignants du berbère de Paris (CEBP).


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