sous la pression des historiens, l’Italie renonce à pénaliser le négationnisme


article de la rubrique histoire et colonies > lois mémorielles
date de publication : jeudi 1er février 2007


Le délit de « négation de la Shoah » ne sera pas introduit dans le code pénal italien. Lors du dernier Conseil européen des ministres de l’Intérieur et de la Justice, le garde des Sceaux transalpin, Clemente Mastella, avait déclaré : « La civilisation européenne a le devoir de dire non au négationnisme. Il ne peut y avoir de liberté d’opinion quand il s’agit d’incitation à la haine raciale. » Et d’annoncer la présentation d’un texte allant dans ce sens au Conseil des ministres italien.

Le gouvernement italien devait renoncer à ce projet à la suite d’un appel de quelque 200 historiens italiens – parmi lesquels Carlo Ginzburg, Paul Ginsborg, Marcello Flores, Sergio Luzzato, Claudio Pavone, etc.

Vous pourrez lire ci-dessous le texte de cet appel, suivi d’une interview d’Enzo Traverso


Voir en ligne : pénaliser le négationnisme en Europe ?

Pressé par les historiens, le gouvernement renonce à créer un délit de « négation de la Shoah »

par Eric Jozsef, Libération, le 27 janvier 2007

Symboliquement, la mesure devait être adoptée avant le 27 janvier, Journée de la mémoire de l’Holocauste. Mais jeudi, le gouvernement de Romano Prodi a préféré renoncer. Le délit de « négation de la Shoah » ne sera pas introduit dans le code pénal transalpin. A l’occasion du dernier Conseil européen des ministres de l’Intérieur et de la Justice, qui s’est tenu à la mi-janvier à Dresde et au cours duquel l’Allemande Birgite Zypries avait demandé à l’UE d’adopter des sanctions contre les révisionnistes, le garde des Sceaux transalpin, Clemente Mastella, avait pourtant enchéri : « La civilisation européenne a le devoir de dire non au négationnisme. Il ne peut y avoir de liberté d’opinion quand il s’agit d’incitation à la haine raciale. » Et d’annoncer, dans la foulée, la présentation d’un texte allant dans ce sens au Conseil des ministres italien.

Mais la proposition a provoqué un véritable tollé parmi les historiens. A l’appel du professeur Marcello Flores, 150 d’entre eux, parmi lesquels Carlo Ginzburg ou Claudio Pavone, ont publié un manifeste intitulé : « Contre le négationnisme, pour la liberté de recherche », dans lequel ils dénoncent le risque d’établir « une vérité historique d’Etat ». Pour eux, les lois en vigueur « suffisent à poursuivre les comportements criminels » en la matière. « Aujourd’hui, c’est le négationnisme qu’on cherche à punir, mais demain ? » s’interrogeait l’historien Angelo d’Orsi.

Devant cette levée de boucliers, Clemente Mastella a fait marche arrière. D’autant que, au sein même de la majorité de centre gauche, certains voyaient d’un mauvais oeil un texte pouvant apparaître comme liberticide. Quant à la communauté juive, elle s’est divisée. Certains de ses représentants ont estimé qu’après les lois raciales adoptées en 1938 par le régime fasciste de Benito Mussolini ils n’avaient pas besoin de nouvelles « lois spéciales ». A l’inverse, Amos Luzzatto, ex-président des communautés juives italiennes, est convaincu que « nier l’Holocauste doit être un délit ».

Prévoyant initialement une peine de douze ans de réclusion pour les négationnistes, le garde des Sceaux a ensuite évoqué l’idée de considérer la remise en cause de la Shoah comme une circonstance aggravante dans le cas de procès pour incitation à la haine raciale. Au bout du compte, le gouvernement s’est contenté de durcir les normes existantes. La diffusion d’idées fondées « sur la supériorité et la haine raciales ou ethniques » sera désormais sanctionnée d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison. Au lieu d’un an et demi de réclusion ou une amende de 6 000 euros dans le « délit d’opinion » tel que l’avait révisé le gouvernement Berlusconi, début 2006. Le projet de loi qui doit encore être adopté par le Parlement prévoit également la création auprès du chef du gouvernement d’un Observatoire sur l’antisémitisme. Le porte-parole de la communauté juive de Rome, Riccardo Pacifici, a salué ce « texte important ». En attendant désormais une initiative européenne sur le négationnisme.

Eric Jozsef

Contre le négationnisme, pour la liberté de recherche [1]

Le ministre de la Justice Clemente Mastella, selon ce qui est prévu par les médias, proposera un projet de loi qui devrait prévoir la condamnation, et même l’emprisonnement, pour ceux qui nient l’existence historique de la Shoah. Le gouvernement Prodi devrait présenter ce projet lors de la Journée de la mémoire.

En tant qu’historien et en tant que citoyens nous sommes sincèrement préoccupés que l’on cherche à affronter et à résoudre un problème culturel et social certainement important (le négationnisme et sa possible diffusion surtout parmi les jeunes) au moyen d’une pratique judiciaire et au moyen de la menace d’emprisonnement et de condamnation.

Exactement au cours des derniers temps, le négationnisme a été trop souvent au centre de l’attention des médias, en en accroissant inévitablement et de manière contre-productive l’écho.

Substituer à une bataille nécessaire culturelle, à une pratique relevant de l’éducation, ainsi qu’à la tension morale nécessaire afin de bâtir une compréhension commune et une conscience éthique appropriée de la vérité historique de la Shoah, une solution fondée sur la menace de la loi, nous semble particulièrement dangereuse pour différentes sortes de raisons :

  1. - On offre aux négationnistes, comme cela s’est déjà passé, la possibilité de s’ériger en défenseur de la liberté d’expression ; on se refuserait de contester et démonter leurs positions en les sanctionnant au plan pénal.
  2. - On établit une vérité d’Etat dans le domaine de l’histoire (du passé historique), ce qui risque de délégitimer cette même vérité historique, et, au contraire, d’obtenir le résultat opposé à celui espéré. Chaque vérité imposée par l’autorité étatique (« l’antifascisme » de la RDA - République démocratique allemande ; le socialisme dans les régimes communistes, le négationnisme du génocide arménien en Turquie, l’inexistence du massacre de la place Tienanmen en Chine) ne peut que miner la confiance dans le libre affrontement des positions et dans la libre recherche intellectuelle historiographique et intellectuelle.
  3. - On accentue l’idée, assez débattue parmi les historiens, du « caractère unique de la Shoah », non pas en tant qu’événement particulier, mais comme incommensurable et non comparable avec tout autre événement historique, le mettant, de fait, en dehors de l’histoire ou au sommet d’une prétendue classification des maux absolus du monde contemporain.

L’Italie qui fait encore tant silence ou preuve d’omissions sur son propre passé colonial, devrait s’engager à favoriser avec tous les moyens que l’histoire récente et ses crimes deviennent partie de la conscience collective, et cela à travers les initiatives les plus diverses et des campagnes d’éducation.

La voie de la vérité historique d’Etat ne nous semble pas utile pour faire face à des phénomènes – souvent liés à des déclarations négationnistes (certainement graves et dangereuses) – d’incitation à la violence, à la haine raciale, à l’apologie des délits répugnants et des offenses à l’humanité. Pour ceux-ci existent déjà, dans notre ordre juridique, des articles de lois suffisants pour poursuivre des comportements criminels s’ils devaient se manifester sur ce terrain.

C’est à la société civile, au moyen d’une bataille culturelle continue, d’une bataille éthique et politique, que l’on peut créer les uniques anticorps capables d’extirper ou, au moins, de réduire et marginaliser les positions négationnistes. Que l’Etat aide la société civile, sans se substituer à elle avec une loi qui risque d’être inutile ou, pire, contre-productive.

« Une journée de la mémoire doit aussi être tournée vers les problèmes du monde actuel »

Entretien avec Enzo Traverso [2]
  • Question : Enzo Traverso, commençons avec ton appel, rédigé avec tes collègues historiens de la Shoah. Pourquoi cette loi contre les négationnistes te semble-t-elle si déplacée, malheureuse ?

Enzo Traverso. D’un point de vue général, je pense que les lois qui tendent à frapper le négationnisme contre la Shoah sont ambiguës et risquent d’être contre-productive. Partons du second élément. Je les considère contre-productives parce qu’elles ont l’effet de conférer une grande visibilité au négationnisme qui réussit, de la sorte, à diffuser plus efficacement ses idées. Et je l’affirme non pas à partir d’une préoccupation générale, mais sur la base d’éléments concrets que chacun peut vérifier en effectuant le bilan de la situation qui existe dans les pays où de telles lois ont été promulguées depuis plus d’une décennie, comme en France [3]. Chaque fois que de telles lois sont appliquées tous les médias en parlent amplement, avec un effet : les négationnistes obtiennent ainsi une publicité et une visibilité qu’ils n’auraient pas été capables de construire avec leurs propres moyens.

Vice versa dans les pays où n’existent pas de telles lois, comme aux Etats-Unis, le négationnisme n’obtient pas autant de visibilité. Aux Etats-Unis, de véritables sectes négationnistes existent depuis des décennies et elles prêchent dans le vide parce que personne les écoute et personne ne les connaît. Le contraire se passe en Europe. Prenons le cas de David Irving [4] condamné sur la base de ce type de loi anti-négationniste. Grâce à la quantité d’articles qui ont été écrits sur lui, un personnage du type d’Irving est beaucoup plus connu de l’opinion publique que de très nombreux historiens et chercheurs rigoureux qui s’occupent de la période de la Shoah.

L’autre effet, tout à fait douteux, de ces lois consiste dans le risque de transformer ces négationnistes en « martyr », de leur offrir la possibilité de se présenter comme des « victimes » d’une législation liberticide et, dès lors, comme des défenseurs décidés de la liberté d’expression. La seule idée que des menteurs, que des personnes qui mentent consciemment, puissent être mises en position de se présenter sous ce masque, me semble non seulement paradoxal, mais véritablement indécent.

Enfin, il m’apparaît que ce type de loi finit par instituer une sorte de vérité officielle, une version « de l’Etat » du passé, et si un tel principe s’impose et se généralise, on risque de mettre en question la liberté même de recherche, un des piliers du travail d’historien. La politique de la mémoire ne peut, en aucune façon, adopter la politique d’un Etat totalitaire. Dans ce sens, comme je le disais, je pense que « lois anti-négationnistes » tendent à instaurer une vérité officielle, elles semblent affirmer une vision normative et « projetée » sur le plan du droit pénal du passé et de l’Histoire elle-même. Cela me semble une tentative qui contredit les mécanismes d’une société démocratique ; cette dernière exige l’existence d’un espace public pluriel (pluraliste) et ouvert à l’affrontement des diverses mémoires.

  • Q. Mais le négationnisme est aujourd’hui présent à l’échelle internationale et il représente une menace organisée. Comment évalues-tu la conférence qui s’est tenue récemment à Téhéran, le 11 et 12 décembre 2006 ?

E.T. Au-delà de la condamnation, évidente, du Congrès négationniste qui s’est déroulé à Téhéran, je crois qu’il est utile de réfléchir sur la raison, sur le pourquoi de la tenue d’une telle conférence. Dans le passé on pouvait parler d’indifférence face à la Shoha dans certains cercles du monde arabe radicalement hostiles à Israël, mais pas de négationnisme.

Pourquoi, aujourd’hui, au contraire un pays comme l’Iran décide d’organiser une campagne internationale contre la mémoire du génocide des Juifs ? Il est évident que la mémoire de la Shoah a été instrumentalisée à des fins politiques. D’ailleurs, l’objectif du Congrès de Téhéran était celui de diffuser, avant tout dans le « monde islamique », ces thèses dans un but anti-occidental, anti-israélien. En étant devenu l’élément central de la mémoire historique de l’Occident, une sorte de religion civile de l’Occident lui-même – voir à ce propos mon ouvrage Le passé, modes d’emploi. Histoire, mémoire, politique – la Shoah arrive à être considérée comme une cible à viser de la part de ceux qui perçoivent le monde occidental comme un ennemi. Se diffuse ainsi la thèse selon laquelle la Shoah serait un mythe créé pour légitimer la domination occidentale sur les pays islamiques.

Dès lors, au-delà de la condamnation la plus ferme d’un congrès comme celui de Téhéran, je crois qu’il faut poser la question suivante : dans quelle mesure des initiatives similaires ne peuvent pas être saisies aussi comme étant le fruit empoisonné de l’institutionnalisation de la mémoire de la Shoah et de son appropriation par l’establishment occidental ?

  • Tu parles de « mémoires différentes », mais comment utiliser, par exemple, un jour de commémoration tel que celui du 27 janvier 2007, afin d’effectuer une réflexion qui, partant de la Shoah, prend en compte l’ensemble des tragédies du XXe siècle ?

E.T. Le problème est exactement celui-là. Face à la place que la mémoire occupe dans notre espace public surgit ce qui me semble une contradiction forte. D’un côté, on assiste à une institutionnalisation de la mémoire des guerres, du fascisme et du nazisme, de la mémoire de la guerre et, avant tout, de la Shoah, en tant que « mémoire » du XXe siècle. De l’autre côté, continuent à être peu présentes, réduites ou simplement niées d’autres mémoires, comme celle des crimes commis par le colonialisme, une mémoire liée à des secteurs de plus en plus importants de la société occidentale elle-même et, entre autres, européenne ; cela au travers de la présence des migrant·e·s et des descendants de ceux et celles qui ont émigré au cours du dernier siècle. Tout cela finit par créer ce que les sociologues ont défini comme une véritable « concurrence de la mémoire ». En France, par exemple, ce phénomène est très visible et prend la forme d’un conflit communautaire entre Juifs et Maghrébins,

  • Dès lors, si ces lois contre les négationnistes peuvent avoir un effet boomerang, comme, à l’opposé, des journées comme celle du 27 janvier, pourraient-elles être placées sous le signe d’un « usage » positif ?

E.T. Si nous voulons faire un bon usage d’occasions comme celles que peuvent représenter une Journée de la mémoire, comme celle du 27 janvier 2007, nous devons chercher à ne pas en faire des simples moments de commémoration tournés vers le passé, mais, au contraire, en faire des fenêtres ouvertes sur des problèmes du monde actuel. Cela implique de comprendre comment la mémoire de la Shoah peut représenter une mise en garde face aux formes actuelles de discriminations, de persécutions, de racisme.

Cela me semble le véritable problème auquel il faut s’affronter. Si cela était l’usage auquel on s’attacherait de la mémoire de la Shoah, je pense, alors, que d’autres formes et politiques seraient adoptées de commémoration, comparées à celles, officielles, qui sont mises en oeuvre dans beaucoup de pays d’ Europe. Ces journées seraient plus ouvertes et aptes à refléter, à traduire, à réfléchir sur les autres tragédies que l’Occident a fait naître – depuis sa réalité propre – comme le colonialisme.

L’ONU condamne le déni de l’Holocauste

[AFP - 27 janvier 2007] - Peu après la tenue en Iran d’une conférence qui a mis en doute l’extermination de 6 millions de juifs par l’Allemagne nazie, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté vendredi à l’unanimité une résolution « condamnant sans réserve tout déni de l’Holocauste ». Le texte, proposé par les Etats-Unis et parrainé par 103 des 190 pays, a été adopté par consensus, c’est-à-dire sans vote. (AFP)

Notes

[1] Traduction A l’encontre : http://www.alencontre.org/debats/It....

[2] Enzo Traverso, enseignant à l’université d’Amiens, est l’un des initiateurs de l’appel précédent.
Cet entretien a été publié sur : http://www.alencontre.org/debats/Tr....

En compagne de Marina Cattaruzza, Marcello Flores, Simon Levis Sullman, Enzo Traverso a dirigé la publication d’un remarquable ouvrage, sans comparaison en France, La Storia della Shoah. La crisi dell’Europa, lo stermino degli ebrei e la memoria del XX secolo. (Editions UTEH, 1er vol. 2005 ; vol. 2, 2006). Enzo Traverson est l’auteur de nombreux livres. En relation avec le thème traité nous mentionnerons : La violence nazie. Une généalogie européenne (Editions La fabrique (Ed. La fabrique, 2002) ; Le passé, mode d’emploi. Histoire, mémoire, politique (Ed. La fabrique 2005) ; et son dernier ouvrage lumineux, sur lequel nous reviendrons : A feu et à sang. De la guerre civile européenne 1914-1945, (Ed. Stock, 2007).

[3] Référence, entre autres, à la loi française n° 90-615 du 13 juillet 1990, présentée au parlement par le député du Parti communiste français (PCF) Jean-Claude Gayssot. Dans son article 9, elle « propose » la pénalisation de la contestation de l’existence des crimes contre l’humanité, définis dans le statut du Tribunal militaire international de Nuremberg, crimes qui ont été commis soit par les membres d’une organisation déclarée criminelle en application de ce statut soit par une personne reconnue coupable de tels crimes. (NdR)

[4] Le 20 décembre 2006, le pseudo-historien négationniste britannique David Irving, auteur entre autres d’un lamentable ouvrage ayant pour titre Hitler’s War (La guerre d’Hitler), paru en 1977, a vu sa peine de 3 ans réduite à 1 an. Il avait été arrêté et incarcéré en novembre 2005, à l’occasion d’un voyage qu’il faisait en Autriche afin de donner des conférences sur invitation d’une organisation étudiante d’ extrême-droite. La peine avait été prononcée en février 2006. Irving était apparu devant le tribunal en ayant à la main sont livre Hitler’s War, tout en plaidant qu’il avait « changé d’opinion » après avoir consulté les archives de Eichmann. D. Irving dans son livre (Hitler’s War) exonère Hitler et d’autres de la responsabilité de l’extermination de 6 millions de Juifs. Il a même, suprême pantalonnade propre aux racistes « de souche », développé la thèse selon laquelle Hitler était « un ami des Juifs ».

L’objet traité par le tribunal : un discours prononcé et d’un entretien donné en 1989 en Autriche, discours niant l’existence de la Shoah. En Autriche, une loi datant de 1947 prévoit un emprisonnement pouvant aller jusqu’à 10 ans pour négationnisme et « réactivation du nazisme ». Début septembre 2006, une cour d’appel autrichienne a confirmé sa culpabilité. En décembre, la décision n’a porté que sur la durée de la peine.

D. Irving a immédiatement fait campagne à son retour en Grande-Bretagne pour ses thèses et a affirmé avoir eu le temps d’écrire des mémoires en prison. En 2000, l’historienne américaine Deborah Lipstadt avait poursuivi – dans procès pour diffamation – jusque devant la Haute Cour de justice britannique David Irving. Le juge devant les arguments avancés par l’historienne avait déclaré que D. Irving était « un négationniste de la Shoah...un antisémite et une raciste ». En janvier 2006, Deborah Lipstadt estimait notamment que les autorités autrichiennes devraient libérer M. Irving, craignant que l’extrême droite négationniste ne fasse de lui un martyr si son séjour en prison devait se prolonger. (NdR)


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